bouvier des flandresDe plus en plus difficile de sauvegarder les animaux menacés


 Le Haut Conseil Scientifique pour la Protection de la Nature et des Animaux et la Fédération ProNaturA France a tiré la sonnette d'alarme : il devient de plus en plus difficile pour les particuliers, éleveurs de loisirs de sauvegarder les races anciennes et espèces menacées.

Pourtant, la survie de centaines de races locales anciennes abandonnées par l'agriculture intensive et d'espèces rares menacées dans la Nature ne dépend que de l'action bénévole des ces milliers de particuliers passionnés qui vient en complément de celle des parcs zoologiques.

La difficulté croissante à sauvegarder ces races rares a des causes souvent inattendues ou inconnues des hommes politiques et du grand public.

- Les nouvelles règles d'urbanisme du Grenelle de l'environnement sont la première cause de problèmes multiples.
Parce que beaucoup trop restrictives et exagérées, il est devenu très difficile, voire quasiment impossible pour des jeunes de construire hors lotissement, sur une parcelle de grande dimension.

Il n'est plus possible, par exemple, de sortir directement sur un certain nombre de routes, si on n'est pas en lotissement. En outre, les règles exigent un habitat groupé. Or, dans certains départements ruraux, il n'y a que de l'habitat dispersé et tous les permis de construire sont refusés entraînant la mort par asphyxie des villages.

Or, il n'est pas concevable d'élever des animaux de basse-cour ou même des petits animaux de ferme quand on habite en lotissement. Les coqs chantent, les pigeons roucoulent, les perruches crient...et les procès relatifs à des bruits, pourtant bien naturels, se multiplient, mettant fin aux élevages de loisirs.

- La paralysie des transports d'animaux entre particuliers : personne n'en parle jamais et pourtant elle a été savamment pensée et orchestrée. De nouvelles règles de transport ont été adoptées. Elles sont tellement exagérées que soit les transporteurs ne veulent plus transporter les animaux des particuliers, soit ils ont multiplié leurs prix par 3 ou 4 ce qui fait que les particuliers ne peuvent plus se payer le transport.
Or, pour éviter la consanguinité, dans ces races rares, il y a un besoin vital de s'échanger des animaux d'un bout à l'autre de la France. En l'absence de transports et donc d'échanges, la consanguinité fera rapidement disparaître toutes ces races anciennes que les éleveurs de loisirs avaient pourtant réussi à sauvegarder jusque là.

- Le lobbying d'associations « de protection des animaux » à buts végétariens.
Beaucoup d'associations sont dotées de moyens financiers très conséquents qu'elles utilisent pour entretenir des équipes de salariés, de juristes et de professionnels du lobbying.
Très persuasives, elles lancent des campagnes de communication et arrivent à faire signer aux hommes politiques à peu près n'importe quoi : des réglementations toujours plus nombreuses et complexes qui sont présentées généreusement comme allant « améliorer le bien-être ou la condition des animaux », mais qui en réalité, asphyxient de plus en plus d'activités liées aux animaux.

Au nom du bien-être des animaux, on préfère asphyxier des centaines d'élevages français et ainsi favoriser les importations d'animaux, ce qui en plus engendre des chômeurs et aggrave le déficit de la balance commerciale de la France.

On peut citer, à titre d'exemple, la Convention de protection des animaux de compagnie du Conseil de l'Europe, signée juste avant de partir par M. Glavany en 2002, contre l'avis de tous les vétérinaires et juristes spécialistes de la question.
Elle contient des dispositions d'inspirations véganiennes tellement exagérées que des arrêtés d'application ont déjà été retoqués par le Conseil d'Etat et que 11 ans plus tard, on est encore en discussion entre toutes les parties concernées pour essayer de trouver les mesures des arrêtés d'application les moins mauvaises possibles.
Cette convention n'est connue du grand public que pour l'interdiction de la taille des oreilles qui se pratiquait sous anesthésie sur un petit nombre de races de chiens.
On interdit la soi-disant « chirurgie esthétique » pour chiens, mais on n'interdit pas celle des Humains....curieux non ?
Il est en train de se passer ce que nous avions prédit : le Bouvier des Flandres, une très ancienne race franco belge et le Doberman n'intéressent plus personne depuis que les vétérinaires ne leur taillent plus les oreilles sous anesthésie. Avec les oreilles baissées, ils ne font plus peur et ne remplissent plus leur rôle dissuasif de gardiens.
Le nombre de naissances est en chute libre.
Ces deux races seront bientôt à très faibles effectifs, puis en voie de disparition.
En résumé, à chaque fois, les protecteurs des animaux à buts véganiens disent vouloir protéger les animaux, mais en réalité, les font disparaître.

Comme si cela ne suffisait pas, des associations de protecteurs à buts véganiens tentent en ce moment de convaincre le Gouvernement de changer le statut juridique des animaux dans le Code civil. Elles le font à chaque changement de Gouvernement, jusque là sans succès.
Si ce Gouvernement ne se méfie pas et donne une quasi personnalité juridique aux animaux, il sera possible pour certaines associations d'attaquer un propriétaire en justice, non parce qu'il maltraite son animal (cela certaines le peuvent déjà), mais parce qu'il ne respecte pas le bien-être de son animal. Quand on sait que le bien-être est une notion subjective et non scientifique, on voit très bien que ces associations détiendraient alors l'arme absolue pour mener une guérilla judiciaire destinée à mettre fin à toute forme d'élevage de particuliers ou de professionnels. Finis, les lapins dans les clapiers, les oiseaux dans les cages, etc.

Excédés qu'on ne les écoute jamais, des centaines de milliers d'éleveurs de loisirs viennent d'écrire à leurs députés et sénateurs pour leur rappeler que si l'acharnement réglementaire et législatif continue à leur encontre, ils ne seront plus en mesure de sauvegarder toutes ces races et espèces menacées et à faibles effectifs.
Au lieu d'empiler des milliers de nouveaux règlements chaque année, on ferait mieux de faire le bilan de chaque mesure législative ou réglementaire déjà existante et de la changer ou l'abroger si elle a des effets néfastes sur les citoyens et leurs activités avec les animaux.

www.pronatura-france.fr

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