Furet 1Furet : gestes d'urgence


Le furet surprend souvent par sa vigueur, son dynamisme et sa rapidité. Son organisme est à son image : tout va très vite. Et lorsqu’un incident survient, c’est également très vite que son état peut se dégrader. Alors quoi faire ? Dans cet article nous allons tenter d’expliquer les gestes parfois très simples à pratiquer pour assurer les premiers soins en cas d’urgence.

D’abord, n’attendez pas ce moment terrible où la panique s’installe pour chercher les numéros de téléphones utiles, tel que le vétérinaire, le service d’urgence pour le week-end et les jours fériés, le centre antipoison (de votre région si possible). Inscrivez-les près du téléphone. Dans l’affolement, pensez toujours à appeler le vétérinaire chez qui vous décidez de vous rendre pour vous assurer de sa présence et pour qu’il se prépare à votre arrivée afin de ne pas perdre de temps !
Dans la plupart des cas, le rôle du propriétaire se limite à emmener l’animal chez son vétérinaire en veillant à ce que son état ne se dégrade pas. Apprenez donc à être vigilant.

Voici une liste de symptômes classiques qui doivent vous mettre en alerte et nous verrons ensuite quelques cas concrets d’urgences.

Abattement
Les causes sont multiples, il est important avant toute chose de vérifier la prise d’aliments, la présence des selles (l’absence de selles signifie qu’il ne mange pas), leur aspect (liquide, verdâtre) ou encore la température de l’animal. Ce signe peut vous orienter vers une cause accidentelle ou pathologique, voilà pourquoi il faut être très attentif et prévoir une visite chez votre vétérinaire dans tous les cas. À noter cependant que l’hiver est une période de l’année où le furet est moins alerte, plus calme, pendant laquelle il prend du poids, dort davantage, joue moins, ce qui inquiète parfois son propriétaire. Cet état ne doit cependant pas vous préoccuper si son état général est bon. Un furet apathique qui ne s’alimenterait plus risque quant à lui l’hypoglycémie et il s’agit là d’un symptôme à ne pas négliger. N’hésitez pas à téléphoner à votre vétérinaire si votre furet ne semble pas sortir de sa torpeur.
 
Troubles digestifs

Mon furet ne mange plus
Les causes sont multiples (fièvre, ingestion d’un toxique ou d’un objet, virus, bactéries…) et dans tous les cas ce symptôme doit attirer toute votre attention. Un furet qui cesse de s’alimenter n’est pas dans son état normal !
En raison de sa forte sensibilité à l’hypoglycémie, il est important d’effectuer un apport de glucose en attendant la consultation chez votre vétérinaire (soit en lui offrant un morceau de sucre à peine dilué dans un fond de verre, du Fortol, une bouillie de croquettes, du Nutri-Plus Gel) et de trouver très vite la ou les causes du problème pour orienter au mieux un diagnostic.
Le risque d’occlusion n’est pas négligeable, vérifiez qu’il n’ait rien ingéré (mousse, tissus, ficelle, caoutchouc, éponge, médicaments, gomme…), réchauffez-le s’il vous semble froid et précipitez-vous chez votre vétérinaire.

Mon furet bave et/ou se passe les pattes dans la bouche
C’est un signe souvent précur-seur d’une hypoglycémie ou de nausées. L’hyper-salivation est souvent due à une agression de la cavité buccale ou d’un corps étranger bloqué dans l’œsophage, il convient donc de vérifier si le furet a pu être en contact avec un produit dangereux (médicaments, produits d’entretien …). Essayez d’ouvrir la bouche du furet pour en examiner la gorge, la langue et les muqueuses, voire même repérer un objet suspect. Si un apport en glucose le remet sur pied, cela confirme l’hypoglycémie. Surveillez que cela ne se reproduise pas sinon, parlez-en à votre vétérinaire.

Mon furet vomit
Ce symptôme peut également faire suite à une ingestion de toxique, mais il est le plus sou- vent celui d’une maladie. Il ne faut jamais mésestimer ce symptôme : un vomissement isolé n’est pas significatif mais dès que les vomissements se répètent, il est urgent de consulter.
En raison de son attirance pour certaines matières et textures, la présence d’un corps étranger dans l’estomac est à rechercher, les vomissements sont soit intermittents (de temps en temps), soit il s’agit de crise aiguë (crises de vomissement très rapprochées). Dans ce dernier cas, toute tentative de faire absorber un anti-vomitif par voie buccale est rendue très difficile, puisqu’elle redéclenche le vomissement, et celui-ci augmente progressi-vement les risques de déshydratation. Adressez-vous donc à votre vétérinaire.

Mon furet a la diarrhée
En cas de diarrhée on peut trouver une selle anormale sans que cela soit véritablement inquiétant (si la suivante est tout à fait normale par exemple). Dans ce cas, vous pouvez faire avaler un pansement digestif (type Smecta ou Phosphalugel) et bien entendu si les symptômes persistent consultez votre vétérinaire. Veillez à ce que votre furet ne se déshydrate pas l’idéal est de lui offrir une bouillie de croquettes afin de vérifier son appétit et de lui faire un apport d’eau.

Mon furet grince des dents
C’est un symptôme caracté-ristique de douleur de l’estomac causée par des ulcérations de la paroi. Consultez votre vétérinaire.

Mon furet se met en position pour uriner sans arrêt
Il peut s’agir d’une simple cystite (inflammation ou infection de la vessie) ou d’une crise de calculs, les deux cas sont très douloureux pour l’animal et nécessite une visite chez le vétérinaire pour le soulager rapidement.
Ce problème est fréquent chez les furets qui mangent des croquettes bas de gamme (de supermarché). Les troubles commencent souvent par des mictions fréquentes et douloureuses, avec des urines parfois teintées de sang, et très vite on arrive au blocage total.

Troubles respiratoires

Mon furet tousse/s’étouffe
Les causes possibles : il s’est coincé une croquette ou un corps étranger dans la trachée. Dans ce cas il faut essayer de le faire recracher en le maintenant la tête en bas et en le tapotant sur le thorax.
Il est possible qu’il ait attrapé un virus ou respiré des poussières qui provoquent la toux.
Attention il existe aussi une toux d’origine cardiaque.
Quelques examens permet-tront de connaitre l’origine de cette toux.

Mon furet respire mal, il halète
Il peut s’agir d’un coup de chaleur, d’une atteinte profonde de l’appareil respiratoire, ou d’une atteinte cardiaque. Dans tous les cas consultez rapidement pour que soit établi un diagnostic et que votre vétérinaire vous prescrive un traitement adapté.

Troubles convulsifs
S’il présente des troubles convulsifs, le furet tremble, est agité de spasmes, bave et pédale dans le vide.
L’épilepsie n’a jamais été décrite chez le furet. Les convulsions résultent toujours d’une cause d’ordre générale (souvent l’insulinome : tumeur du pancréas ou d’une intoxication). Vous ne pouvez pas faire grand-chose, dans le doute mettez lui du sucre dans la bouche (attention juste quelques gouttes car il ne peut plus déglutir dans ce cas-là) réchauffez le et filez chez le vétérinaire.
Les crises convulsives dues à une intoxication s’accompa-gnent souvent d’autres manifestations cliniques, en particulier de troubles digestifs (vomissements, diarrhée…), il est donc important de pouvoir identifier l’agent responsable des symptômes observés pour administrer l’antidote adapté .

Troubles moteurs

Mon furet boite
Si à votre retour à la maison, vous repérez que votre petit protégé boite, vérifiez son état général. A-t-il pu tomber ou mal se réceptionner après une chute chez vous ? Souffre-t-il quand vous le manipulez ? N’a-t-il pas pu rester coincé (clic-clac, barreaux de cage...) pendant votre absence ? S’il paraît souffrir, une fracture est à craindre.

Mon furet présente une faiblesse du train arrière, il « tangue »
Ce symptôme est très important dans de nombreux cas, mais il peut simplement traduire un état de faiblesse plutôt qu’un problème moteur. Si une noix de Nutri-Plus Gel ou du Fortol ne le requinque pas très vite, ne tardez pas à consulter, il peut s’agir d’une urgence. Dans tous les cas, ne le quittez pas des yeux et surveillez que cet état ne persiste pas.
 
Mon furet a la tête penchée
Dans ce cas, plusieurs causes possibles sont à envisager. Il peut s’agir d’une otite aggravée au point d’atteindre l’oreille interne, ou d’une atteinte cérébrale suite à un coup de chaleur par exemple. Ce symptôme relève de l’urgence. Filez chez votre vétérinaire.

Saignements
Vous rentrez à la maison et vous découvrez des traces de sang. Gardez votre calme et vérifier que c’est bien votre furet qui saigne. D’où saigne-t-il ?
Le furet est entièrement rouge et vous n’arrivez pas à localiser la source du saignement. D’abord, assurez- vous qu’il s’agit bien de sang (pourquoi pas une sauce tomate, un pot de peinture, un rouge à lèvre…). Puis passez-le sous l’eau en écartant bien les poils afin de trouver la plaie. La compresse d’eau oxygénée est bienvenue, ce produit ralentit les saignements et désinfecte également. Ensuite, il faut estimer la gravité de la blessure : sa longueur, sa profondeur et la possibilité d’une surinfection (pour les morsures surtout).
En cas de doute, consultez votre vétérinaire.

Furet blessure patteIl saigne au niveau de la patte
Une des premières cause est l’ongle arraché (souvent planté dans un linge ou sur le canapé…) ou pire, vous avez vous même sectionné cet ongle lors d’une séance de coupe un peu agitée.
Munissez-vous d’une compresse imbibée d’eau oxygénée et maintenez le doigt meurtri en exerçant une légère pression afin de stopper le saignement. Gardez cette position 5 bonnes minutes : bon courage !!! Souvent dès que le furet repose la patte par terre et bien ça recommence. La meilleure méthode consiste souvent à le maintenir en cage et de patienter, l’hémorragie finit toujours par s’arrêter, ouf !!!!
Si les saignements se situent ailleurs au niveau de la patte (hors cas de fracture), essayez de stopper l’hémorragie. Faites un point de compression sur la plaie à l’aide de votre pouce. Si possible mettez une compresse stérile entre votre doigt et la plaie. Maintenez-le ainsi et faites-vous accompagner pour vous rendre chez un vétérinaire près de chez vous.

Il saigne au niveau de la boucheFuret saignement bouche
Soulevez les babines et examinez les dents. Les chutes avec atterrissage sur la tête sont souvent à l’origine de fractures dentaires et les lèvres ou la langue peuvent être coupées lors du choc. Il n’y a pas grand-chose à faire dans l’immédiat, prenez-rendez-vous chez votre vétérinaire afin qu’il examine les dents.

Le saignement concerne les yeux
Appliquez une compresse humidifiée (Dacryosérum par exemple) et courez chez votre vétérinaire.

Les saignements proviennent de la région uro-génitale
Si l’état général est bon, vous avez le temps d’organiser un rendez-vous chez votre vétérinaire, sinon c’est urgent. Attention, il n’y a pas d’écoulements sanguins au cours des chaleurs chez la femelle. Un saignement au niveau de la vulve est donc pathologique.

Enflures

Au niveau de la bouche
Une enflure peut être dangereuse. Souvent il s’agit d’une piqûre d’insecte et une réaction allergique s’en suit. Il est important de consulter d’urgence dans ce cas.

Au niveau d’une patte
Il peut également s’agir d’une piqûre mais aussi d’une contusion suite à un écrasement (traumatisme). Si le furet semble en souffrir et si les symptômes persistent ou s’aggravent, consultez rapi-dement votre vétérinaire.

Problèmes cutanés

Furet pb cutaneLésion rouge et douloureuse
Il peut s’agir d’une brûlure (exposition à la chaleur ou à un toxique).

Lésion suite à des démangeaisons
Les causes étant multiples dans ce cas, consultez rapidement votre vétérinaire

Cas concrets d’urgence

L’accident
Lorsqu’un animal est victime d’un accident, d’une chute ou d’une noyade, le choc perçu par l’organisme entraîne un ensemble de réactions. On dit qu’il est en « état de choc ».

Chute - fracture
Dans la plupart des cas, les fractures sont très douloureuses. On les reconnaît facilement parce qu’elles se traduisent par une position anormale avec, pour les membres atteints, un refus d’appui.
Après une chute, vérifier si votre furet est conscient. La première chose à observer est la respiration : dégagez les voies respiratoires en ouvrant la gueule et en maintenant la tête dans l’axe du corps pour faciliter l’entrée de l’air dans les poumons. Puis, si possible, faites-le marcher afin d’estimer son état de vigilance et l’intégrité du squelette.
Votre furet boite : si l’appui est supprimé une fracture est à craindre.
Si votre furet est trop agité (douleur, stress…), placez-le dans une caisse de transport afin de l’emmener à la clinique.
S’il est inconscient, vérifiez sa respiration et reportez-vous à notre encart « inconscience et coma ».

La noyade
S’il est inconscient, vérifiez sa respiration et reportez- vous à notre encart « inconscience et coma ».
En cas de noyade, maintenez la tête en bas pour évacuer l’eau des voies respiratoires. S’il ne respire pas, ouvrez la bouche en grand et tirez la langue vers l’extérieur.
Cette manœuvre déclenche souvent l’inspiration. Si ce n’est pas suffisant : exercez 2 ou 3 pressions sur le thorax dans le sens latéral, arrêtez, observez le mouvement des flancs, puis recommencez si nécessaire. Souvent un état de choc s’installe et il s’accompagne d’hypothermie. Réchauffez-le au plus vite : frictionnez-le entre vos mains, entourez-le d’un tissus bien chaud (l’idéal est d’utiliser un sèche-cheveux), bouillottez et placez le contre votre peau, près sous votre pull le temps d’aller chez le vétérinaire. Si vous n’avez pas de bouillotte, utilisez une bouteille en plastique remplie d’eau très chaude (vissez le bouchon à fond) entourée d’un linge.
Maintenez la tête vers le bas pour faciliter l’évacuation de l’eau des voies respiratoires.

Électrocution
En cas d’électrocution, la première chose à faire est de couper le courant ! Si votre furet ne respire plus, tentez la respiration artificielle (soufflez dans les narines en lui maintenant la bouche fermée pour remplir ses poumons) si possible associée à un massage cardiaque en cas d’arrêt du cœur (pression ferme des deux mains sur le thorax, 5 ou 6 fois à une demi-seconde d’intervalle. Arrêtez bien sûr au moindre battement du cœur ou à la moindre respiration spontanée. Faute d’un résultat au-delà de 5 minutes, il devient hélas inutile de poursuivre la réanimation…

La brûlure
La chaleur, les acides, l’eau bouillante, l’huile chaude, etc…, peuvent provoquer des brûlures à des degrés plus ou moins importants.
Attrapez-le vite et maintenez la zone concernée au moins 10 minutes dans l’eau froide (immergez si possible le membre plutôt que de faire couler l’eau sur la brûlure car c’est extrêmement douloureux), empêchez-le de se lécher, envelopper la zone brûlée dans un linge mouillé (préalablement refroidi dans votre réfrigérateur) et filez chez votre vétérinaire.

L’intoxication
Vous avez surpris votre furet en train d’avaler un produit toxique. NE DONNEZ PAS DE LAIT. Essayez de récupérer l’emballage afin de connaître la composition exacte du produit, appelez le vétérinaire ou le centre antipoison (de votre région si possible). S’il bave beaucoup, rincez la bouche en la maintenant directement sous le robinet (pas toujours réalisable).
Une intoxication peut se traduire par des vomissements et diarrhée, des convulsions, une incoordination des mouvements ou encore une hyper-salivation.
Une source d’intoxication peut être l’automédication (par exemple l’aspirine) ou tout simplement une surdose de chocolat !!
Le passage du toxique peut également se faire par la peau (produits ménagers, carburants, antiparasitaires…). N’utilisez surtout pas de solvants ou diluants (white-spirit, acétone…) notamment pour retirer de la peinture, de la colle ou une résine, une tonte sera moins dangereuse. Lavez le furet avec du savon afin d’éliminer le maximum de produit puis dirigez-vous (encore et toujours) chez le vétérinaire.

La piqure d’insecte
Une seule piqûre n’est généralement pas dangereuse. Cependant, il existe une possibilité de réaction allergique allant du simple œdème local à l’état de choc. Elle survient assez rapidement après la piqûre, de quelques minutes à quelques heures. Dans ce cas il faut consulter votre vétérinaire.
Les piqûres siégeant dans la cavité buccale peuvent avoir des conséquences dramatiques, le gonflement de la région du larynx risquant de provoquer l’asphyxie. D’autres réactions peuvent être observées : des troubles respiratoires et cardiaques, des vomissements, des démangeaisons, une forte soif ou encore une grande agitation.
Si les piqûres sont multiples, le cas est plus grave, c’est urgent.
La tête de tique, contrairement aux idées reçue, n’est pas particulièrement dangereuse. Vous pouvez retirer la tique avec la pince tire-tique.

Le coup de chaleur
Le coup de chaleur est provoqué par une chaleur excessive sans possibilité de se réhydrater.
Le furet, à l’instar du chien ou du chat, ne transpire pas de la peau. Pour maintenir une température corporelle constante, il halète. Tant qu’il est dans une atmosphère « fraîche », ce système fonctionne mais dès lors qu’il se trouve emprisonné dans un espace clos surchauffé (ex : en voiture l’été), l’air qu’il inspire est déjà presque à la température du sang et l’effet régulateur de l’halètement ne fonctionne plus. L’effet contraire est alors obtenu : par ses efforts désespérés pour respirer, l’animal augmente sa température corporelle de façon irréversible. Il est alors en danger de mort imminente puisque sa température ne cesse d’augmenter. S’en suit une déshydratation aggravée, une coloration significative des muqueuses (cyanosées, rouge vif), une congestion cérébrale et un œdème pulmonaire.
Dans ce cas les circonstances sont généralement connues. La température corporelle est supérieure à 41°C jusqu’à ce que l’animal soit en état de choc. Sans intervention, la mort s’en suit très rapidement.
Après un coup de chaleur, il faut d’urgence aérer le furet et le refroidir progressivement en utilisant de l’eau tiède d’abord puis de plus en plus fraîche. N’hésitez pas à immerger tout le corps (tête hors de l’eau). Dès qu’il a repris conscience faite le boire puis rendez- vous très vite chez le vétérinaire le plus proche.
Cependant un furet craint la chaleur également dans un appartement dès que les températures passent au-dessus de 27 degrés.


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