Aignan (32) - Paradis de l'oie de Toulouse


oie toulouseL'oie de Toulouse sera-t-elle bientôt en voie de disparition ?
Rencontre avec la famille ZANETTIN : ses derniers (?) sélectionneurs producteurs.

Coureur indien 110113Le canard "Coureur Indien", auxiliaire du jardinier


Le site internet du spécialiste jardinage "Gerbeaud" fait l'apologie de ce canard d'aspect plûtot ... comique.

La Barbezieux relève la crête


La poule de Barbezieux a connu une renommée certaine dès le XVIIIe siècle, pour ses chapons notamment, comme en témoigne un ouvrage gastronomique de référence en la physiologie brillat savarin 3matière publié en 1826 par Brillat Savarin. Elle a eu son apogée fin 19ème-début 20ème siècle. Elle a aussi subi trois déferlantes en deux siècles : l'invasion des poules asiatiques à partir du milieu 19ème ; la désaffection du public pour les œufs blancs dans la période de l'entre deux guerres ; l'avènement de l'aviculture industrielle des années 1960. Mais comme beaucoup de races anciennes de terroir, elle a pu être sauvée par quelques amateurs motivés, dans les années 1990. Mieux même, elle fait l'objet d'une revalorisation génétique et commerciale, initiée avec la création de l'Aspoulba, l'Association pour la Sauvegarde de la POULe de BArbezieux, lors du Comice de la Ville de Barbezieux, un certain week-end de septembre 1997. L'originalité de ce mouvement est de conjuguer, depuis le départ et jusqu'à maintenant, les efforts des "Conservateurs" de la race et ceux du "Groupement Qualité", producteurs de " poulets de race Barbezieux, race ancienne" et de chapons. Cette association développe un esprit coopératif, dans la droite ligne du mouvement mutualiste créé en Poitou-Charentes au 19ème siècle pour réorganiser l'économie agricole de l'époque, dévastée alors par les ravages du phylloxera sur le vignoble. C'est sans doute la mise en œuvre de cette démarche, sur le plan de l'économie agricole mais aussi de l'écologie version préservation de la biodiversité, qui a contribué au soutien et à la collaboration d'organismes divers comme la Chambre d'Agriculture de Charente, le Conseil Général de Charente, le Conseil Régional Poitou-Charentes, l'Institut Régional de la Qualité. Actuellement 5 producteurs proposent à la vente quelques 8 000 poulets et 600 chapons, à l'année. Une activité exercée à titre complémentaire de leurs professions, tant il est vrai qu'elle tient autant de l'acte militant que du gain escompté qui n'est pas encore à la hauteur de l'énergie dépensée.

barbezieux2Une poule de terroir
La poule de Barbezieux est le fruit de l'adaptation de la race à la terre de champagne du Sud Charente, de type argilo-calcaire. Cette terre a des effets singuliers que révèle l'observation. Exemples sur deux particularités locales : le coq de Barbezieux et le veau de Chalais. L'oreillon du coq - « un des points les plus caractéristiques de la race... d'une blancheur immaculée, sans le moindre filament rouge » - a tendance à présenter des traces de rouge sur des sols d'élevage granitiques. La viande du veau de Chalais est blanc rosé sur son terroir originel et rosé rouge en Limousin proche.
Des écrits anciens attestent aussi cet effet terroir. Une «Monographie de la race de Barbezieux» cite l'ingénieur agronome Voitellier, auteur d'un traité d'Aviculture dans une encyclopédie agricole de 1905, au sujet de la taille qui «résulte d'une aptitude locale, d'une convenance particulière du sol. Ce qui le prouve, c'est que les Barbezieux capables de se développer et de se reproduire sous tous les climats, atteignent rarement ailleurs l'ampleur et surtout la taille que leur donne le département de la Charente ».
De même, une notice de M. Rochard, vétérinaire sanitaire, adressée en 1886 au maire de Barbezieux sur les «Conseils pratiques d'élevage» pour la mise en garde contre l'introduction « du cochinchinois dans nos basses-cours », souligne que « la race barbezilienne est très ancienne, mais elle a un peu moins de fixité dans ses caractères de transmission, surtout si elle est transportée sur un sol mixte, argileux, sablonneux et non calcaire ».
Ainsi la nature du sol semble avoir été l'un des facteurs déterminant dans la pression de sélection qui a conduit à l'établissement de cette race « la plus grande, la plus forte de toutes les races, on pourrait même dire de toutes les races occidentales. Tout, dans la Barbezieux, a de l'ampleur : la crête, les barbillons, les oreillons, les pattes ; on croirait l'intermédiaire entre la poule et le dindon ; c'est le géant de l'espèce galline » (Charles Voitellier).

barbezieuxGrandeur et décadence
La race est entrée dans l'histoire pour la qualité gustative de ses chapons même si l'origine du chaponnage est plutôt prosaïque : il s'agissait alors de pallier la maigreur des coqs pour les nécessités de la vente, la castration ayant un effet sur la réduction du mouvement et sur la mise en chair.
Elle a pourtant tiré sa renommée de ses chapons en priorité. C'est ainsi qu'elle a retenu l'attention d'Anthelme Brillat-Savarin, célèbre gastronome du XIXe siècle, auteur en 1826 d'un livre à succès « Physiologie du goût » qui, rapportant le menu d'un festin, écrivait : « on servit entre autres choses un énorme coq vierge de Barbezieux, truffé à tout rompre... Quoi de plus sympathique que cette cordialité franche qui s'empare de tous les convives à la vue et au fumet d'un beau chapon truffé de Barbezieux »...
Elle a ainsi connu son apogée fin XIXe siècle – début vingtième avec la création en 1907 d'un club spécial «race de Barbezieux » par la vicomtesse de Boislandry, à la demande du président de la Société des Aviculteurs Français.
Mais elle a subi 3 déferlantes qui l'ont bien mise à mal. La première, avec le croisement des poules françaises et des poules asiatiques, très en vogue dans la deuxième partie du 19ème siècle. Une vraie menace ! « L'introduction du cochinchinois dans nos basses-cours fut et restera l'écueil où sombrera la barbezilienne si les sages mesures pour la conjurer cessent d'être observées » (M. Rochard, vétérinaire sanitaire, août 1888). En effet « depuis plus de 26 ans que ces croisements maladroits ont été faits, nous retrouvons encore le sang cochinchinois, malgré le soin que met un jury spécial, pour épurer la race de Barbezieux ». La seconde, avec la désaffection du public pour les œufs blancs et la mode des œufs roux dans la période de l'entre deux guerres. Une incidence sur l'économie locale de l'époque car une Barbezieux pond « environ 90 à 95 gros œufs blancs par an ». La troisième, avec l'arrivée, dans les années 60, de l'aviculture intensive et des poulets de chair industriels qui ont décimé l'aviculture de race près de 50 ans et mis la poule de Barbezieux au plus bas..

L'Aspoulba, sélectionneur à part entière
Une renaissance s'est effectuée comme un peu partout en France dans les années 90, grâce à des éleveurs amateurs motivés pour la sauvegarde des races. Ces conservateurs, réunis Muriel Enrique, animatrice de la chambre d'agricultureen 1997 au Comice agricole de la Foire Exposition de Barbezieux décident de créer une ASsociation pour la Sauvegarde de la POULe de BArbezieux, l'ASPOULBA.
L'objectif d'alors est de renouer avec le chapon, de renommée ancienne. Mais après deux lots, sur deux années, et l'évaluation défavorable des paramètres tels que le temps d'élevage, le sacrifice des femelles, le coût et la vente plutôt limitée aux moments festifs, la jeune association se dirige vers l'élevage de poulets.
Débute en 2001, la constitution d'un premier troupeau avec 5 coqs et 40 poules issus de 7 familles-souches appartenant à 5 aviculteurs amateurs. L'objectif est de stabiliser les caractères phénotypiques, le poids des œufs et l'homogénéité des sujets. Ce travail de sélection s'avère toutefois insuffisant pour démarrer une production rationnelle et reconnue par la législation.
Aussi une approche est-elle tentée auprès de la Sasso - Société Avicole de la Sarthe et du Sud Ouest, numéro 1 de la sélection de volailles fermières dont le poulet de Loué -, mais non conclue du fait que ce groupement opère en sélection croisée et non en race pure. En juin 2002, une collaboration s'établit avec le Centre de Sélection de la Volaille de Bresse situé à Béchane dans le département de l'Ain, sur lot de 40 poussins issus des 7 familles et répertoriés sous l'appellation « poulets de race Barbezieux ». Dans ce premier lot, les poules sont élevées en cage individuelle et inséminées artificiellement avec la semence prélevée sur les coqs. Cette manière de procéder, différente de l'accouplement classique - 1 coq pour 6 poules - assure une traçabilité complète à partir de l'origine de l'œuf.
La filière se structure en 2003 avec la rédaction d'un cahier des charges, d'un plan d'élevage et de prophylaxie et l'établissement d'un cheptel de départ pour 2004. Entre-temps, une convention est passée avec la Chambre d'Agriculture de la Charente qui met à disposition une animatrice à raison d'une demi-journée par semaine. Un soutien financier du Conseil Général de la Charente, puis du Conseil Régional Poitou-Charentes est également acquis, pour supporter pour partie les coûts de la constitution du premier troupeau de base à partir de 50 coqs et de 230 poules puis ultérieurement un troupeau-relais de 60 coqs et de 200 poules, enfin la validation des certificats de conformité particulièrement onéreuse.
Dès 2004, l'Aspoulba devient propriétaire de son troupeau. Le centre de Béchane applique un plan de sélection validé par le SYSAAF - le Syndicat des Sélectionneurs Avicoles et Aquacoles Français - dont la mission est double : assurer la mise en place informatisée des programmes d'amélioration génétique ; valider par des certificats de conformité les changements décidés par le propriétaire du troupeau, concernant des caractéristiques comme la longueur des tarses, le poids du poulet à la vente (1,350 kg), le bréchet et quelques éléments phénotypiques comme la crête, les oreillons, la plume (exclusion de la couleur faisan).
Ainsi, en gardant la propriété de ses animaux et la maîtrise du programme de sélection, l'Aspoulba devient-elle sélectionneur de la race à part entière, le centre de Béchane n'étant qu'un prestataire de services. A titre d'exemple, ce centre assurait au début les opérations d'accouvage et la livraison des poussins. Par la suite, en raison des distances, l'association eut recours à 3 couvoirs successifs pour optimiser la production des poussins et, surtout, la livraison.

poulet pacUne démarche Qualité
L'Aspoulba a mis en place une démarche Qualité incluant la production, l'abattage et la commercialisation pour travailler à long terme sur un signe officiel de qualité de type Label ou AOC. Pour cela, elle a fait appel à l'Institut Régional de la Qualité Agro-alimentaire - l'IRQUA Poitou-Charentes - pour mettre en place un identifiant régional « Signé Poitou-Charentes » .
Dans cette perspective, une rédaction d'un cahier des charges a été faite de concert avec une qualiticienne IRQUA et l'animatrice de la Chambre d'Agriculture, selon un référentiel largement inspiré de ceux utilisés par les labels Rouge Volailles. Des critères stricts ont été retenus : la délimitation d'un territoire qui corresponde historiquement aux terres argilo-calcaires du sud Charente et qui prouve la notion de terroir ; l'établissement d'un lien entre l'historique de la race et le maintien des traditions et des usages ; la traçabilité du produit, de la naissance à la commercialisation ; le contrôle des règles fixées par le cahier des charges ; la production, l'alimentation et l'abattage sur le territoire défini.
Ce référentiel a été accepté par la commission IRQUA en 2003, et depuis cette date le poulet de Barbezieux bénéficie de l'identifiant « Signé Poitou-Charentes »

La production du « Groupement Qualité »
En 2008, le centre de Béchane avec 60 coqs et 200 poules, envoie 1080 œufs toutes les 3 semaines à l'accouvoir de Quinçay dans la Vienne. Les accouveurs trient les poussins à la naissance, selon des critères d'homogénéité et de couleur, et fournissent des lots de 630 animaux pour l'élevage.
Ces lots sont répartis, selon des plannings de mise en place, dans 8 poulaillers chez 5 éleveurs-producteurs, à raison de 2 lots annuels par poulailler. Le nombre de poulets par poulailler étant de 600, cela donne une production théorique annuelle maximum de 9 600 unités. Mais ce dernier chiffre doit être ramené à la baisse en raison de la production de 600 chapons à croissance plus lente.
Les poussins sont démarrés dans des bâtiments de 60 m², dans lesquels ils séjournent pendant 49 jours - densité de 10 au m². Ils ont une alimentation « formule spéciale Aspoulba » qui, au début, est de nature essentiellement protéinique avec, entre autres, du soja garanti sans OGM, et 50 % de céréales pour atteindre 80 % par la suite. Dans ce laps de temps, ils sont l'objet d'un plan de prophylaxie « costaud » pour éviter tout traitement curatif fatal : vaccins anti-coccydiose, anti-bronchite infectieuse, Newcastle, Gumboro, plus du vermifuge, selon un calendrier très strict. Le contrôle vétérinaire est opéré par un vétérinaire agréé par la Direction des Services Vétérinaires.
A partir de 50 jours, les poulets accèdent à un parcours herbeux, arboré, d'une surface de 24 ares (densité de 4 m² par animal). Le blé et le maïs proviennent d'un seul fournisseur qui dispose d'un moulin et de céréales récoltées sur le terroir. L'alimentation est distribuée à volonté. Elle s'enrichit en fin d'élevage, du 99ème jour au 120ème minimum, par des apports en aliment complet et en concentré protéique. Noter que la durée minimale de 120 jours, comparée aux 40 jours pour un poulet industriel standard et 81 jours pour un poulet label Rouge, est un facteur très important pour l'affinement des qualités organoleptiques de la chair : consistance, saveur, goût lesquelles s'affirment avec le facteur temps.
L'abattage et le conditionnement ont lieu dans une petite entreprise du terroir à Brie-Sous-Barbezieux. Les éléments de la traçabilité y apparaissent : baguage à l'aile droite avec le numéro de l'éleveur, étiquette « Poulet de race Barbezieux race ancienne » apposée avec le numéro d'agrément de l'abattoir, le numéro du lot, le logo, l'identifiant « Signé Poitou-Charentes » et la référence téléphonique de l'Aspoulba.
Les circuits de distribution passent prioritairement par la vente directe, les bouchers du département, les Grandes et Moyennes Surfaces de vente du département de la Charente (50 %), les restaurateurs et les marchés de pays.

Une démarche coopérative
Les 5 producteurs participent au fonctionnement dans un esprit coopératif : le président démarche auprès des clients, centralise les demandes, contacte les éleveurs pour l'abattage et Eleveurs : Mme & M. Marchandfait le lien avec le centre d'abattage. Le trésorier assure la facturation, les encaissements, la comptabilité à partir des bons de livraison et gère les comptes de l'association. Un producteur gère les relations avec l'accouveur ainsi que le planning pour le roulement des lots destinés aux poulaillers. Deux autres encore participent aux marchés de pays. Il convient de souligner que l'énergie déployée à titre bénévole tient davantage de l'esprit « militant », de la conviction pour faire-valoir un produit original - Terroir et Qualité - que de l'attente immédiate d'un revenu substantiel qui reste à venir par la suite. L'Aspoulba est encore dans une dynamique de Projet plus que de gestion tranquillement assurée.
Cet esprit « mutualiste » tient à la nature même de l'association qui réunit deux acteurs complémentaires : les « Conservateurs », les amateurs éclairés qui élèvent la Barbezieux selon les normes d'un standard validé par La Société Centrale d'Aviculture de France depuis le début du 20ème siècle et dont 5 d'entre eux ont fourni coqs et poules pour le troupeau de sélection. Ils sont les acteurs d'une réserve génétique, réserve en relais potentiel pour le maintien voire pour la renouvellement à terme du troupeau, en cas de problème ou de brassage génétique nécessaire.
Les « Producteurs Groupement Qualité », eux, ont pour objectif, avant même d'escompter un gain personnel, de développer leurs effectifs et le nombre de poulaillers pour le succès de l'entreprise et pour asseoir l'image de leur poule de terroir. Le but est, à terme, d'asseoir et de développer les atouts historiques, géologiques, éco-systémiques et économiques du terroir pour décrocher une AOC.
Ces dimensions complémentaires sont partagées dans les réunions de l'association et dans les manifestations locales auxquelles participent les deux catégories d'acteurs, sous l'égide de l'animatrice de la Chambre d'Agriculture qui joue un rôle de catalyseur essentiel. C'est ainsi que, par exemple, l'optimisation de propriétés du poulet de Barbezieux comme le bréchet, le poids, la longueur des tarses... ont été décidés d'un commun accord entre les deux parties.
Tout cet ensemble fait que l'Aspoulba a en main des atouts intéressants : un terroir géologiquement déterminé avec des effets avérés ; une alimentation en céréales qui puisent leurs propriétés sur le terroir même ; des acteurs du cru motivés historiquement pour la cause et imprégnés de l'esprit « sauvegarde de la biodiversité » ; un standard bien défini ; une dynamique de complémentarité ; des marques historiques ou actuelles de reconnaissance de la poule de Barbezieux : non seulement le Brillat-Savarin de 1826 mais aussi le Gault et Millau de 2001. Ce dernier a classé le poulet de Barbezieux 3ème sur 20 candidats examinés avec cette description savoureuse : « La peau, d'un très beau doré, dégage une fine odeur de froment. La chair est ferme et possède un goût prononcé, presque giboyeux ». Alors bon appétit. Décidément la Barbezieux relève la crête !

Joseph Barraud, Vice président Société des Aviculteurs des Deux-Sèvres

 

 

 

 

 

 

 

Le Dindon rouge des Ardennes


dindon rouge ardennesC'est un dindon qui connait actuellement la faveur des éleveurs. Quasiment inexistant il y a quelques années, on le rencontre maintenant de plus en plus aux expositions.

Le dindon atteint facilement 10 kg, tandis que la dinde est beaucoup plus petite. La couleur rouge fauve doit être la plus uniforme possible. Il y a un peu de blanc surtout chez les jeunes mais on ne doit pas rencontrer de grandes plumes ou de grandes taches noires. La coloration rouge fauve devient de plus en plus soutenue au fur et à mesure des mues.

Les reproducteurs seront placés dans une vaste volière. Les dindons rouges des Ardennes volent un peu ; il faut donc avoir une volière couverte ou couper les plumes d'une aile. Comme alimentation il est préférable de leur donner de l'aliment spécial dindon du commerce. Un parcours herbeux est souhaitable; les dindons mangent même les orties sur pied. Vous placerez 3 ou 4 dindes avec un dindon, sans problèmes. La fécondation est en général excellente.

La dinde pond dès l'âge d'un an. La ponte est meilleure à 2 et 3 ans. Les oeufs sont un peu plus petits que les oeufs d'oies, de couleur crème avec de petites taches. Il n'est pas rare d'obtenir des oeufs jusqu'à la fm de l'été. La dinde couve très bien elle-même. Plusieurs inconvénients cependant à la laisser couver. Tout d'abord s'il y a plusieurs dindes ensemble, elles peuvent pondre dans le même nid et gêner celle qui couve. Ensuite, la dinde fait souvent son nid n'importe où en plein air et cela peut présenter un inconvénient pour elle. Sachez que l'incubation artificielle des oeufs de dindes donne d'excellents résultats. La durée de cette incubation est de 28 jours. Le petit dindon est de couleur brune, s'élève comme le petit poussin. Il arrive parfois cependant qu'il ne s'alimente pas le premier jour ; vous placerez quelques miettes d'aliment dans l'eau de l'abreuvoir ou sur le dos des petits dindons. Curieux, le dindonneau picorera cet aliment et y prendra goût.

Les jeunes ont une bonne croissance. Il est nécessaire de leur fournir un aliment spécialisé pintadeau-dindonneau du commerce. Grâce à cette alimentation, on ne rencontre plus les problèmes de croissance d'autrefois, en particulier la fameuse crise du rouge.

Suivant le temps, vous mettrez vos jeunes en parcours extérieur à l'âge de quelques semaines. Les jeunes dindons commencent à se distinguer des jeunes dindes ; ils sont plus forts, la face est plus rouge et la peau du cou apparait.

La chair de l'animal est tout à fait excellente, et un dindon né en mai par exemple est tout à fait à point pour Noël.

A voir sur internet :
   Savoir reconnaître le dindon à ailes rouges (en allemand)
   Les dindons français
   Les dindons étrangers

Ces descriptions vous sont proposées afin de mieux vous faire connaître la diversité de notre patrimoine vivant, aujourd'hui en voie de disparition.
Il serait bien que les organisateurs d'expositions les affichent sur les cages pour informer les enfants et le grand public.
Pour cela, un siple copier/coller suffit.

Poule d'Alsace (ou Alsacienne) - Aquitaine - Bourbonnaise - Bourg Bourg - Bresse gauloise - Caumont - Combattant du Nord - Cotentine - Coucou de Rennes - Coucou des Flandres - Cou-nu du Forez - Courtes-Pattes - Estaires - Faverolles française (ou claire) - Faverolles allemande (ou foncée) - Gâtinaise - Gauloise dorée - Gournay - Hergnies - La flèche - Le merlerault - Mantes - Marans - Meusienne - Pavilly


Poule d'Alsace (ou Alsacienne)

Historique
C'est une race ancestrale en Alsace, dans les départements du Bas Rhin et du Haut Rhin, probablement aussi vieille que la Bresse-gauloise à laquelle elle ressemble beaucoup. Elle ne fut fixée dans son type actuel que dans les années 1890 alors que l'Alsace était allemande de 1870 à 1918. Un énorme travail de sélection fut accompli pour parvenir à une volaille à deux fins : bonne chair et bonne ponte.

Descriptif et traits distinctifs :
C'est une volaille élégante avec une attitude fière. De taille moyenne, elle possède un corps cylindrique et un dos légèrement incliné vers l'arrière, qui forme un angle aigu avec la queue. Les aile sont moyennes et bien collées au corps. La queue du coq doit être pleine, bien fournie avec des faucilles recourbées. La queue de la poule est en éventail. L'une des caractéristiques principales est sa crête frisée, de dimension moyenne, finement et régulièrement perlée. Elle de doit être ni trop large ni trop creuse et bien d'aplomb sur le crâne. Elle est terminée par une épine qui pose parfois problème : celle-ci doit être de dimension moyenne et bien détachée de la nuque. Cela la distingue de la Rhénane. La face est rouge, sans duvet et sans trace de blanc. C'est une autre caractéristique. Les yeux vifs et grands, à iris foncés dans toutes les variétés sauf la dorée. Les oreillons de taille moyenne sont agrémentés d'une jolie couleur blanche et d'une forme d'amande. Les cuisses sont légèrement saillantes. Le coq pèse de 2 à 3 kg et la poule de 2 à 2.5 kg. Ses œufs de couleur blanche doivent peser au moins 60 g. Elle existe en noire, bleue, blanche et dorée. La naine a été créée en Alsace par Messieurs Herscher, Hirschner et Trog.

Qualités :
Cette volaille aurait disparu si elle n'avait été maintenue par quelques sympathiques entêtés pour qui terroir ne rime pas avec archaïsme. Malheureusement, et malgré tous les efforts d'éleveurs familiaux dits amateurs, elle est tout de même plutôt en régression. Cependant, un coup de pouce de taille est intervenu récemment : un Jury de grands Chefs français dont Pierre TROISGROS a dégusté 30 volailles de races françaises et l'Alsacienne y a obtenu la seconde place. Devant la Bresse-gauloise. Cela a attiré à nouveau sur elle l'attention des restaurateurs de sa Région. ProNaturA France a suggéré la création d'une microfilière et présenté au Conseil Régional d'Alsace un projet de ferme conservatoire susceptible de la sauver, ainsi d'ailleurs que tous les animaux de races alsaciennes. Aujourd'hui son sort repose largement sur une décision du Conseil régional d'Alsace. Espérons qu'il saura ne pas trop tarder.

Adresse
:
Poule et oie d'Alsace Club, Jean-Georges Eppinger, 8 place du marché aux choux, 67160 WISSEMBOURG
Pour voir le projet de ferme conservatoire : http://pronaturafrance.free.fr


Aquitaine

Historique :
Parfois, la création d'une race est l'œuvre et l'aboutissement de toute une vie. C'est le cas de l'aquitaine, race récente, créée dans le Sud Ouest par M. Le Pottier et homologuée en 1981.

Descriptif et traits distinctifs :
Son créateur avait sans doute pour ambition d'améliorer l'Australorp, ce qui est difficile.
Le problème, c'est que pour le néophyte, son aspect extérieur la différencie très peu d'autres races à plumage noir.
Pour être une belle aquitaine, il faut peser plus qu'une poule Australorp (minimum 4 kg pour le coq au lieu de 3 kg pour le coq australorp et minimum 3.5 kg pour la poule au lieu de 2kg pour la poule australorp) et donc croître plus vite qu'elle dans le même laps de temps.
Afin de se concentrer sur l'aspect croissance, il ne fallait pas s'embarrasser avec d'autres points de sélection comme des couleurs plus compliquées, une barbe, etc. et c'est ce qu'a fait M. Le Pottier, aviculteur professionnel. Le standard la décrit comme " une volaille de bonne taille, robuste, à l'allure dégagée et sans lourdeur, emplumage sans bouffant. ". L'emplumement des poussins doit être rapide. A noter que le dos du coq doit être horizontal, large, long, et remonter régulièrement vers la queue sans bouffant à la selle. Autre particularité : les faucilles sont arrondies, presque cachées par de nombreuses petites faucilles.

Qualités :
Ce sont plutôt ses qualités de production qui devraient permettre de la distinguer. Notamment avec une vitalité et une bonne ponte pour les femelles et vitesse de croissance et une conformation excellente pour les mâles.
Il est vraiment dommage que les aviculteurs professionnels du Sud Ouest ne l'aient pas adoptée car sa chair blanche est vraiment bonne.
Côté ponte, elle ne se débrouille pas mal non plus et ses œufs bruns teintés doivent peser plus de 60 g.
Ses qualités en font une volaille fermière idéale, malheureusement encore tenue dans l'ombre par la concurrence de l'australienne Australorp et de l'américaine Jersey géante.


Bourbonnaise

Historique :
Originaire de l'Allier (Bourbonnais) et répandue dans le centre de la France.
Il existait depuis longtemps dans les vallées de l'Allier et de la Loire des volailles blanches.
Vers 1860, des coqs brahmas, principalement de couleurs herminée, furent importés d'Asie.
Croisés avec des poules de pays, ils donnèrent naissance, notamment à la Bourbonnaise en France et à la Sussex en Grande-Bretagne. Son standard a été rédigé par Louis MAZET et publié dans la revue avicole en 1913. Il a été adopté, après la grande guerre, par le Bourbonnais Club le 9 octobre 1919.

Descriptif et traits distinctifs :
C'est une volaille mi-lourde, assez haute sur pattes. Les coqs pèsent 3.5 kg et les poules 2.5 kg. Elle est plus élégante que la sussex, malgré sa taille. Son dos est légèrement incliné, contrairement à la sussex qui a un dos à ligne horizontale. Son camail est bien fourni, sa poitrine large et profonde. Sa tête et sa crête son de taille moyenne. Cette dernière est simple et droite, à grains fins. La face est lisse et rouge, les oreillons rouges aussi, de forme ovale et de taille moyenne. Les yeux ont un iris rouge orangé. La queue est de longueur moyenne, mais bien fournie, avec des faucilles bien développées, contrairement à la sussex, qui elle a une queue large et courte avec de nombreuses petites faucilles recouvrant les rectrices.
Ses cuisses sont fortes et saillantes, c'est une caractéristique de la race.
Les tarses sont dénudés et blancs rosés.
Elle pond des œufs à coquille blanche légèrement teintée de 60 g minimum.

Qualités :
Elle est l'archétype de la volaille de race française à deux fins : bonne ponte (230 œufs dans les concours autrefois), bonne chair.
Elle faillit disparaître à cause de croisements non raisonnés avec la Sussex.
Des auteurs signalent qu'elle a obtenu en 1961 le label A.F.A.Q. délivré par l'INRA de JOUY EN JOSAS. Cela témoigne incontestablement de la qualité de sa chair.
Elle fut même exporté vers les pays anglo-saxons sous le nom de " Poultry Bourbonner ".
Ce ne sont ni son type ni sa couleur qui sont difficiles à maintenir.
Toute la difficulté réside dans l'attention qui doit être constamment portée de lui conserver une masse intéressante, une chair de qualité en même temps qu'une bonne ponte. Il faut en effet garder beaucoup de sujets plus d'un an pour pouvoir les juger sur ces différents critères. Elle ne convient donc pas à l'industrie, mais parfaitement à l'agriculteur soucieux de qualité.
Il faut se garder de la tentation de la croiser avec la sussex, ce serait trop facile... et trop dangereux. Elle représente donc un défi permanent.
C'est une race moyennement répandue qui voudrait bien que les agriculteurs de sa Région la redécouvrent.

Adresse :
Bourbonnais Club, Lucien ROY, Les Combes, 03400 YZEURE. 04 70 44 04 67.


Bourbourg

Historique :
Originaire des environs du village de Bourbourg dans le département du Nord.
On constate son existence dès le milieu du 19ème siècle. Son origine est toutefois contestée.
Certains pensent qu'elle résulte du croisement de brahma et de sussex anglaise parce que les deux existent dans le plumage blanc herminé de noir. Ce plumage est la seule variété de la Bourbourg. Si l'ascendance brahma est quasi certaine, il n'en est pas de même pour la sussex. Certains éleveurs, parmi lesquels M. Cailleux, régénérateur de la race, affirment qu'elle est issue du croisement de brahma herminée et de poule de " Marquise ", une volaille à plumage blanc de bonne taille originaire d'un centre agricole important entre Calais et Boulogne et aujourd'hui disparue. Quasiment disparue dans les année 1960, des efforts de reconstitution furent entrepris dès 1975 par la société d'aviculture Animavia et son président Marcel DHENIN, dans le centre d'élevage d'Englos. Malheureusement, les tentatives de reconstitution furent réduites à néant en 1978 par des vandales qui saccagèrent le centre.
On peut avoir une pensée particulière pour tous les éleveurs qui comme eux ont vu des années d'efforts et de patiente sélection anéantis par quelques imbéciles. C'est malheureusement un problème que l'on rencontre encore fréquemment.

Descriptif et traits distinctifs :
C'est une volaille de type fermier, à deux fins qui a une position assez basse
Ses tarses sont légèrement emplumées sur la partie externe de couleur blanc rosé.
L'abdomen doit être bien développé, les épaules larges. Les cuisses sont fortes, bien espacées, richement emplumées, toutefois sans bouffant ni manchettes. Les yeux ont un iris rouge orangé.
Attention, les dessins du camail ne doivent pas commencer trop haut et les lancettes des reins sont légèrement dessinées.
Les œufs pèsent 60g minimum et ont une coquille colorée.
Le coq a une masse de 3 kg au minimum et la poule 2,5kg. Individus souvent beaucoup plus gros.
Beaucoup de races françaises n'existent que dans une seule variété. C'est le cas de la Bourbourg qui n'existe qu'en variété blanche herminée de noir.

Qualités :
Vers 1920, la Bourbourg était très répandue dans sa Région d'origine. Elle était réputée bonne couveuse et bonne pondeuse. C'est surtout a la qualité de sa chair qu'elle doit sa réputation au point qu'elle était surnommée alors la " Faverolles du Nord ".C'est une volaille calme qui s'engraisse facilement.
Elle ressemble beaucoup à la race allemande " Sundheimer " créée à Sundheim dans le pays de Bade. Il ne faut surtout pas mélangée les deux races et chercher à garder les caractéristiques de chacune.
C'est une race rare, en progression.

Adresse :
Association des éleveurs de races Bourbourg, Edmond Chrastek, 70 avenue de la libération, 62940 Haillicourt


Bresse gauloise

bresse gauloiseHistorique :
C'est une des races françaises les plus anciennes, sinon la plus ancienne. Elle incarne un type primitif et fait partie des volailles de type " méditerranéen " comme la Minorque, l'Italienne (ou Leghorn), l'Espagnole, la Castillane ou l'Ancône, etc. Elle existait partout en France et surtout dans la Région de Bresse. Aujourd'hui, c'est la seule volaille AOC existant en France. On ne peut l'appeler Bresse que dans une zone géographique, l'aire de Bresse, définie et protégée par des dispositions légales. En dehors de cette zone, son nom est GAULOISE.

Descriptif et traits distinctifs :
C'est une volaille de taille moyenne avec une forme allongée. L'une de ses principales caractéristiques est d'avoir une ossature particulièrement fine.
La poitrine est large et pleine, abdomen bien développé et ailes serrées au corps.
Le dos est large et légèrement incliné vers l'arrière. La queue du coq est très fournie avec des faucilles bien développées et doit former un angle aigu avec la ligne du dos. Elle est légèrement étagée chez la poule. Le cou plutôt court porte un camail amplement garni de plumes longues et fines, ce qui est une autre caractéristique de la race. La tête est assez courte, fine, et le bec plutôt moyen. Il faut porter une attention particulière à la crête qui elle aussi est caractéristique : chez le coq, elle est droite, simple, de hauteur moyenne, légèrement implantée sur le bec, sans excès. Sa texture est très fine. Le lobe doit être bien dégagé et épousé la ligne du cou. Les crétillons sont triangulaires. Les barbillons sont de taille moyenne, lisses et fins. Une crête ou des barbillons trop grands sont une faute et trahiraient un croisement avec la leghorn.
La crête de la poule est de grandeur moyenne, droite jusqu'au premier crétillon et se rabat ensuite sur l'un des côtés, caractéristique des races méditerranéennes.
Les oreillons sont blanc en forme d'amande chez le coq et arrondis chez la poule. Les yeux ont un iris brun, le plus foncé possible.
Mais de tout temps, sa caractéristique essentielle est la suivante : elle a les pieds bleus, ou plus exactement ses tarses de couleur bleu acier sont fins et de longueur moyenne, lisses avec des écailles peu apparentes.
Le coq pèse de 2.5 à 3 kg et la poule de 2 à 2.5 kg. Les œufs de 60 g minimum sont blancs.
Les variétés actuellement existantes sont : noire, bleue, blanche et grise.

Qualités :
Internationalement connue pour la supériorité de sa chair. Brillat-Savarin disait que ses poulardes ne pouvaient être égalées. C'est une volaille très connue et élevée en France et à l'étranger. Les anglais l'adorent. Car, en plus, comme beaucoup de races méditerranéennes, elle pond bien et des résultats de 250 œufs n'étaient pas rares dans les concours de ponte.
Toutefois, pour lui conserver sa renommée, il faut constamment veiller à la qualité de sa chair et à l'abondance de sa ponte. De plus, elle est vive et se laisse difficilement approcher. Elle est donc plutôt conseillée à des éleveurs expérimentés qui ont envie de participer à la sauvegarde d'un monument national. Elle saura les récompenser au centuple de leurs efforts.

Pour plus de renseignements :
Pour adhérer ou plus simplement soutenir l'action du Club vous pouvez contacter :
Bresse-Gauloise Club, Denis Thomassin, "Les Mirabelliers",rue Saint Germain, 54115 Battigny.
http://www.bresse-gauloise.org/


Caumont

CaumontHistorique :
Elle est originaire de Caumont-l'Eventé, une petite ville de Normandie sise entre Caen et Torigni sur Vire. On ignore depuis quand elle existe. Son standard a été adopté en 1913 par le Caumont-Club fondé par Amédé Meslay. De part son apparence extérieure, elle comporte bien des parentés avec la Bresse-gauloise noire et la Crèvecoeur. Et de fait, Jean-Claude PERIQUET pour en reconstituer à croiser ces deux races. C'est probablement de cette manière qu'elle était née en Normandie il y a fort longtemps, avant de quasiment disparaître et d'être finalement sauvée.

Descriptif et traits distinctifs :
Le standard indique " volaille assez forte, fière et svelte ". Elle à un corps cylindrique, comme la courte-patte et un dos légèrement incliné vers l'arrière comme la cotentine.
Elle arbore des oreillons elliptiques, blanc, ce qui rappelle un peu la bresse-gauloise. Les tarses sont noirs plombés. Des ongles blancs sont un défaut. La face est rouge, les yeux à iris orange foncé.
Mais sa principale caractéristique, c'est d'avoir une magnifique et rare crête dite " en gobelet " ou " couronne ", suivie d'une petite huppe retombant vers l'arrière.
Lorsqu'on croise des volailles à huppe volumineuse comme la crèvecoeur ou la hollandaise avec des volailles sans huppe, comme la gauloise, il est caractéristique d'obtenir en première génération des volailles avec une petite huppe.
La difficulté de la race ne tient pas à la huppe, mais à la crête, car celle-ci a souvent tendance à avoir des défauts : si elle est simple à l'avant et ne se divise qu'après la deuxième dents, ou plus loin, c'est un défaut rédhibitoire.
On ne la rencontre qu'en noire, mais il est facile de créer d'autres variétés.
Les œufs de 60 g environ possèdent une jolie couleur blanche.

Qualités :
Etant parente de la bresse-gauloise, elle en a hérité la qualité de la chair.
Mais l'accent doit être surtout mis sur sa masse. Le coq doit peser entre 3.5 et 4 kg et la poule entre 2 et 3 kg, ce qui est beaucoup.
C'est pourquoi, il faut faire naître les jeunes tôt dans l'année et bien surveiller leur croissance pour ne garder que ceux qui croissent vite.
Très souvent, les races à faible effectif ont du mal à grossir, car soumise à une forte consanguinité. La Caumont devrait échapper à cette règle dans la mesure où de re-création récente, elle devrait bénéficier de gènes d'origines diverses et du fameux effet d'hétérosis.
Elle demeure assez rare et ne sera définitivement sauvée que le jour où les restaurateurs de sa Région s'y intéresseront à nouveau en nombre suffisant pour que les agriculteurs aient des débouchés durables.

Pour plus de renseignements :
Pour adhérer ou plus simplement soutenir l'action du Club vous pouvez contacter :
Conservatoire des races normandes et du Maine, Le Maître Pierre, route de Campigny, 14490 Le Tronquay


Combattant du nord

Combattant du nordHistorique :
Le Grand combattant du Nord ressemble comme deux gouttes d'eau au coq gaulois tel que le décrivit César dans la " Guerre des Gaules ". Sauf qu'il a les pattes jaunes et que cela a donné lieu à bien des polémiques. En effet, aucune autre race française n'a les pattes jaunes. Le déclin des combats de coqs et le souhait de certains mouvements européens de voir interdit l'écrêtage pourraient bien sonner le glas de ce monument historique.

Descriptif et traits distinctifs :
Monumental, il l'est. C'est un animal puissant et massif, haut sur pattes sans excès, endurant, taillé pour le combat. Il existe en une multitudes de variétés souvent peu travaillées, car seule compte pour cette oiseau l'aptitude à se battre. Les coqueleux du Nord ont simplement sélectionné le goût naturel des coqs à se défier et se battre pour conquérir un territoire et se reproduire. Il concourt toujours dans des gallodromes où existe une tradition ininterrompue, suivant des règles strictes, de durée entre autres. A 6 mois, il est écrêté après application d'un produit insensibilisant et d'un antiseptique. Étant donné l'agressivité naturelle des coqs, il faut les élever séparément dans de petites volières.
Les coqs ont une masse de 4 à 5 kg et les poules de 2.5 à 4 kg. Mais il existe aussi le Petit combattant du Nord avec une masse allant de 1.25 à 1.5 kg pour le coq et 1 à 1.25 kg pour la poule. Ainsi qu'un combattant du Nord nain pesant 750 g pour le coq et 625 g pour la poule.

Qualités :
Ce sont des oiseaux dont l'instinct est de se battre. Si un coq ne combat pas, il peut dépérir ou mourir subitement, ce que les éleveurs appellent en général le " coup de sang ". La fédération des coqueleux répond aux détracteurs des combats de coqs par les arguments suivants : " Aucun animal n'a bénéficié depuis des siècles dans la Région même qui fut son berceau de soins aussi assidus. Parler de cruauté de la part des coqueleux et de souffrance de l'animal est faire montre d'ignorance, pour qui connaît le culte voué par les coqueleux à leur coqs, et l'amour inné des coqs pour le combat ". Il est vrai que le sort du combattant n'est pas plus cruel que celui des milliers de volailles de chair sacrifiées à quelques mois. Lui vit au moins un an et souvent beaucoup plus.
La disparition de ce coq serait de toute façon une catastrophe pour la biodiversité et pour l'aviculture. En effet, les autres races de volailles de chair doivent être recroisées de temps à autres avec des combattants, car ceux-ci apportent aux descendants la masse musculaire et la vitalité qui leur est nécessaire.
C'est pourquoi, on peut féliciter les quelques éleveurs qui résistent encore et toujours à la disparition de cette race et consacrent leur temps et leur argent à sa sauvegarde.

Pour plus de renseignements :
Pour adhérer ou plus simplement soutenir l'action du Club vous pouvez contacter :
Club Français du Combattant du Nord, Jean-Louis Hoyez, 5 rue du Bois, 62620 Maisnil les Ruitz.


Cotentine

Cotentine pouleHistorique :
Originaire de la presqu'île du Cotentin et de la Normandie. Elle fait partie des nombreuses poules de couleur noire qui existent en France depuis des temps immémoriaux. Cependant, elle a l'oreillon rouge et non blanc ce qui laisse supposer qu'elle a été croisée. Mais on est loin d'en être certain. Quoiqu'il en soit, son standard actuel a été fixé en 1925 par la société d'aviculture de Cherbourg et du Cotentin, qui entreprit une sélection de longue haleine.

Descriptif et traits distinctifs :
C'est une poule de type fermier, de taille moyenne, élégante et fière.
Son corps est bien proportionné, légèrement incliné vers l'arrière. La poitrine doit être large, portée relevée et proéminente, l'abdomen bien développé.
Le dos est droit et large aux épaules. Les lancettes des reins doivent être abondantes.
La queue est également bien développée avec des faucilles longues, larges et bien recourbées. Une queue pauvre en faucilles est un défaut grave. La crête de la poule est petite et droite. Celle du coq a un lobe légèrement détaché de la nuque. Les yeux sont à iris jaune doré.
La face est dénudée et rouge. Sa texture est fine. Les tarses sont de longueur moyenne et de couleur gris de plomb.Cotentine coqLes œufs de couleur blanche pèsent 65 g.
Le coq doit peser au minimum 3 kg et la poule 2 kg.
Elle n'existe qu'en une seule variété : la noire.

Qualités :
C'est une véritable volaille de terroir de type fermier à deux fins. Elle tombe rarement malade. Il faut lui conserver cette qualité et ne pas faire reproduire les animaux chétifs.
La sélection doit aussi s'opérer dans deux autres directions : gardez uniquement les poules qui pondent plus de 120 œufs par an au moins.
Et faîtes porter votre sélection sur l'excellence de la chair. Ne garder comme reproducteurs que ceux qui ont donné des descendants dont la chair est de qualité.
Si on sélectionne les races françaises en conservant la qualité de la chair avec des goûts différents selon les races, alors elles pourront retrouver le chemin des bons restaurants et des bonnes tables.
C'est une volaille qui actuellement reste rare.

Pour plus de renseignements :
Pour adhérer ou plus simplement soutenir l'action du Club vous pouvez contacter :
Conservatoire des races avicoles de Normandie et du Maine ; Le Maître Pierre, route de Campigny, 14490 Le Tronquay


 Coucou de Rennes

Coucou rennesHistorique :
Il existait depuis fort longtemps dans les fermes de Bretagne des poules de couleur coucou.
Il est à noter que toutes les poules de couleur coucou sont originaires de Régions côtières, ce qui laisse supposer qu'elles sont arrivées par la mer à une époque qui ne nous est pas connue.
Le Docteur Ramé passa 70 années de sa vie à rechercher les plus belles dans les fermes de Bretagne et à les sélectionner pour fixer leurs qualités. Il admirait cette " belle couleur ombrée ". Le standard qu'il établit, fut homologué le 31/03/1914. Le Docteur Ramé était un fin lettré, docteur en droit et en médecine. Aurait-il pu exercer sa passion aujourd'hui ? Sans doute pas car il existe un a priori négatif de nombreux cercles " intellectuels " français pour qui " l'élevage des poules, animaux sots par excellence, doit être réservé à des " ruraux profonds " sans doute pas très évolués ". Poncif de ces classes qui se croient supérieures.... Aujourd'hui, il est de bon ton de se dire " protecteurs des animaux ", par opposition à ces rustauds d'éleveurs qui selon ces snobs maltraiteraient ces pauvres animaux... Le plus protecteur des deux n'est pas celui que dit la télé car en vérité ce sont les éleveurs familiaux amateurs qui ont protégé de la disparition des dizaines de races et espèces d'animaux qui sinon auraient disparu, et non pas les écologistes de salon.
Il y a toujours quelques avocats, médecins et autres professeurs qui s'intéressent à l'élevage et la sauvegarde des animaux de basse-cour, mais il est rare qu'ils s'en vantent à leurs amis.
Quel que soit son milieu, en général, on cache plutôt sa passion pour l'élevage des animaux de basse-cour, la pression de la société fait que, souvent, on en a plutôt honte. Ce loisirs n'est pas valorisé par la Société. L'un des buts de ProNaturA France est de montrer que les éleveurs amateurs peuvent être fiers de leur loisir, car il contribue grandement à la sauvegarde de la biodiversité. Amateurs ne veut pas dire " peu sérieux " : ce mot vient du verbe " aimer ".

Descriptif et traits distinctifs :
C'est une élégante poule fermière, dotée d'une taille au dessus de la moyenne.Coucou rennes coqLa masse du coq est de 3.5 kg, celle de la poule de 3 kg, mais on trouve très souvent des animaux beaucoup plus gros. Le corps doit être bien charpenté avec de larges épaules. Le dos est long, légèrement incliné avec des lancettes abondantes chez le coq. Les ailes sont serrées au corps, la queue bien fournie avec des faucilles bien développées. La crête est simple et de grandeur moyenne. Les oreillons sont rouges, légèrement plissés et fins de texture. Les yeux ont un iris rouge orangé. La crête du coq est simple et de grandeur moyenne, celle de la poule est légèrement inclinée. Les cuisses sont fortes et les tarses blanc rosé sans marbrures.

Qualités :
La poule est considérée comme une pondeuse honnête. Il faut donc veiller à ce que sa ponte ne soit pas insuffisante. Les œufs à coquille teintée doivent peser au minimum 70 g.
Elle commence à pondre à six mois et couve très bien. C'est appréciable pour les élevages familiaux qui veulent obtenir des poussins naturellement.
Mais ce qui fait sa réputation, c'est la très grande qualité de sa chair. Il paraît que lorsqu'on y a goûté, on veut absolument élever cette volaille. Et de fait, du statut de race qui a failli disparaître dans les années 1960, concurrencée par les souches industrielles sans âme, elle est à nouveau en expansion grâce à une demande qui augmente sans cesse.
Elle doit beaucoup à Jean-Luc MAILLARD, conservateur de l'écomusée de Rennes qui la relança grâce à l'association nationale des éleveurs de volailles de races bretonnes.
L'élevage ne présente pas de difficultés majeures. Elle peut donc être conseillée à des débutants.
Cependant, il existe un petit problème spécifique à cette race. Le standard établi par le Docteur Ramé exigeait que les coqs aient la même couleur foncée que les poules.
En ce temps là, on ne connaissait pas les règles de la génétique et c'est une faute bien pardonnable. Mais aujourd'hui, on sait que pour obtenir des coqs coucou foncé il faut accoupler un coq noir et des poules coucou. Or, la variété " noire " de Rennes n'existe pas.
Donc cet accouplement n'est théoriquement pas possible si l'on veut garder des sujets de race.
Lorsque on croise deux sujets de la race coucou de Rennes, tous les mâles sont coucou clair car ils ont le gène coucou en double exemplaire (un sur chaque chromosome sexuel X) et toutes les poules sont coucou foncé car elles n'ont qu'un gène coucou (B) sur le chromosome sexuel X, le chromosome sexuel Y étant vide).
Puisque le standard est contraire à la génétique, il n'y a plus à tergiverser : soit un accepte la variété noire de la poule de Rennes et ainsi, on pourra avoir des coqs foncés, soit on admet que les coqs sont clairs et les poules foncées, un point c'est tout.
C'est urgent car il ne faudrait pas qu'une question de faible importance assombrisse l'avenir de cette volaille, qui s'annonce sous les meilleurs auspices.

Adresses :
ANEVRB, Patrice Silvère, Les Couettes, 35310 Cintré , 02 99 64 03 40
ASCR, Jean-Claude Herfray, La Gravelais, 35760 Saint Grégoire
Association des producteurs de poulets " Coucou de Rennes ", technopole, Atalante-Champeaux, CS 14226, 35042 RENNES cedex, tél : 02 23 48 28 10,fax : 02 23 48 28 11
Ecomusée du pays de Rennes, La Bintinais, 35200 Rennes, tél : 02 99 51 38 15, fax : 02 99 50 68 35


Coucou des Flandres

Coucou flandres pouleHistorique :
Il existe depuis des temps immémoriaux dans les Flandres, le Nord de la France et jusque dans les Pays-Bas actuels, une poule de ferme très répandue de couleur coucou. On l'appelle coucou car son plumage fait penser à celui de l'oiseau du même nom. Cette couleur se répand très facilement car elle est due à un gène dominant qui est au sommet de la hiérarchie des couleurs chez les volailles. Lorsque historiquement, on a voulu distinguer des races différentes, notamment dans un but commercial, on a séparé les volailles en fonction des petites différences que l'on pouvait repérer entre elles et on les a accentuées. Et c'est ainsi que naquirent les coucou de Malines, bleu de Hollande, Niederrheiner, coucou d'Iseghem et coucou des Flandres, toutes apparentées. Il se pourrait même que la Coucou des Flandres soit le type primaire à partir duquel sont nées les autres par l'intermédiaire de croisements judicieux. Cette hypothèse est renforcée par un fait : la scot-grey anglaise est quasiment sa sœur jumelle et elle proviendrait des coucou des Flandres que les Anglais auraient ramenées pendant la Guerre de Cent Ans.

Descriptif et traits distinctifs :
C'est une volaille de type fermier de bonne taille, à deux fins : ponte et chair.Coucou flandres coqLe corps est gros mais sans lourdeur. Le cou n'est pas très long. Il doit être garni d'un camail d'une bonne épaisseur descendants jusqu'aux épaules sans toutefois les couvrir. Les oreillons sont petits, ronds, mais assez apparents, rouges quelquefois sablés de blanc. La face est rouge parsemée de plumes minuscules. Les yeux ont un iris de couleur rouge orangé.
Les pattes sont d'un blanc rosé ce qui la distingue des races américaines comme l'Amrock et la Plymouth Rock qui ont les pattes jaunes.
Attention au plumage qui ne doit pas être brouillé, ni arboré de plumes jaunes, rouges ou blanches.
Les œufs de 65 à 70 g ont une coquille colorée. La ponte atteint une moyenne annuelle de 170 œufs.
Le coq pèse au minimum 3 kg et la poule 2,5kg. Individus souvent beaucoup plus gros.

Qualités :
Sa principale qualité est d'être rustique et passe-partout. De type primaire, elle n'a jamais connu un grand développement, les éleveurs lui préférant des races plus typées ou plus lourdes comme la coucou de Malines.
Elle couve peu, ce qui est un avantage seulement depuis que les incubateurs artificiels sont accessibles au plus grand nombre.
Il ne faut sélectionner que les meilleures pondeuses, tout en veillant à maintenir la qualité de sa chair.
C'est une race, dont on peut dire que la reconstitution, en grande partie due à M. Reinhold Adolphi, est achevée et qui commence à se répandre.

Pour plus de renseignements :
Pour adhérer ou plus simplement soutenir l'action du Club vous pouvez contacter :
Adresse : Club des Coucous de Flandres et de Picardie, Claude Dacheville, 239 chemin du Bois, 62350 Mont-Bernenchon


Cou-nu du Forez

Cou nu forez pouleHistorique :
Originaire de la plaine du Forez, aux environs de la ville de Feurs, entre Saint Etienne et Roanne, dans le département de la Loire. On la doit à Henri Calemard qui l'a créée, après la Seconde Guerre Mondiale, en partant certainement des poules cou-nu communes dans les fermes de cette Région du centre-est de la France. Elle ressemble fortement à la gâtinaise avec qui elle est apparentée.

Descriptif et traits distinctifs :
C'est une volaille de type fermier, au port altier, grand et puissant, mais sans lourdeur.
Sa principale caractéristique est son cou et son jabot dénudés. Mais attention, pas entièrement dénudés : une touffe de plumes reste au milieu du cou, ce qui la distingue de la race cou-nu dite de Transylvanie, qui, elle, a le cou entièrement dénudé. Cette touffe se situe dans le milieu du cou est doit être nettement dégagée et isolée. Il faut que le cou soit rouge vif et plutôt rosé chez la poule et donné l'impression d'être assez long. La poitrine large et profonde et les épaules carrées donnent, elles, une impression cubique. La poitrine est partiellement dénudée mais doit paraître complètement emplumée. Le dos est large et légèrement incliné vers l'arrière, comme de nombreuses races françaises. La queue est assez développée mais pas longue. Elle est légèrement relevée et forme un angle très faible avec le dos.
La tête de taille moyenne est recouverte d'un petit calot de plumes. La face est rouge et lisse, les yeux brillants à iris rouge orangé. Les barbillons sont bien arrondis, de longueur moyenne et rouges. Les oreillons, ovales, sont parfois sablés de blanc, mais de préférence entièrement rouges. Les cuisses, de longueur moyenne, sont fortes, dégagées, sans bouffant et dénudées du côté intérieur. Les tarses sont blanc rosé. Le plumage est bien sûr caractéristique car collé au corps, et plutôt pauvre sous les cuisses, latéralement sous les ailes et le long du bréchet. Seule la variété blanche est admise, un reflet pailleux étant toléré chez le coq.
Les coqs pèsent de 3 à 3.5 kg et les poules de 2.3 à 2.8 kg.Cou nu forez coq

Qualités :
Elle vit en liberté dans les fermes de la plaine du Forez, mais elle s'adapte à tout type d'élevage. Depuis longtemps, beaucoup de fermières ont préféré les volailles à cou-nu en raison d'une croissance rapide, une bonne ponte de gros œufs de 65 à 80 g légèrement teintés, même en hiver, et une bonne chair. Comme elle a moins de plumes, elle est plus vite plumée et comme elle est blanche, elle est plus présentable à la vente car le duvet oublié ne se voit pas. Elle jouit donc d'une bonne réputation à laquelle l'effet d'hétérosis ne doit pas être étranger. En effet, la Cou-nu du Forez est en fait une hétérozygote : elle possède un seul gène dominant incomplet autosomal, Na pour Nacked neck c'est à dire cou nu en anglais.
Les Cou-nu de Transylvanie ont, elles, le gène Na en double exemplaire (homozygote) et c'est pourquoi leur cou est entièrement dénudé. La Cou-nu du Forez n'est donc qu'un simple intermédiaire entre cou emplumé et cou entièrement déplumé.
Beaucoup d'éleveurs croisent donc Cou-nu du Forez par Gâtinaise et obtiennent ainsi des descendants des deux races. Ce qui est malin car le croisement renforce la rusticité des deux races.
Des études de l'INRA ont montré que cette volaille supportait particulièrement bien les conditions climatiques des pays chaud et que sa production y était supérieure à bien d'autres races de volailles. Elle est d'un élevage aisé et donc à conseiller aux débutants.
Elle est aujourd'hui une race moyennement répandue. Le Conseil Régional de sa Région devrait faire des efforts pour encourager les agriculteurs qui la maintiennent dans son terroir d'origine.

Pour plus de renseignements :
Pour adhérer ou plus simplement soutenir l'action du Club vous pouvez contacter :
Club du Cou-nu du Forez, Guy Massacrier, Le Rampé, 42600 Chalain d'Uzore


Courtes-pattes

Courtes pattes coqHistorique :
Dans de nombreuses espèces, on retrouve des animaux à pattes courtes. Chez les chiens, ce sont les bassets et teckels. Il y en a aussi chez les chats, etc.
Les volailles n'échappent pas à la règle, ce qui se comprend d'autant plus aisément que le caractère courtes-pattes est dû à un gène dominant. En croisant une volaille à pattes longues avec une volaille à pattes courtes, on obtient 50% de descendants à pattes longues et 50% de descendants à pattes courtes. Elle se répand donc facilement.
Quoiqu'il en soit, la Courte-pattes est une volaille fermière des régions ouest de la France et nord-ouest de l'Allemagne où elle est appelée " Krüper ".

Descriptif et traits distinctifs :
Elle est la sœur jumelle de la Bresse-Gauloise, et pour cause, puisque le croisement avec cette race est possible et même conseillé. En effet, il permet de faire passer de la " diversité génétique " dans la bresse-gauloise et ainsi d'éviter un excès de consanguinité.
Son corps est donc allongé, de forme cylindrique, légèrement arrondi.
Le corps est court, apparaissant trapu à cause du camail long et abondant, porté vers l'avant.
Les dos long et large ne semble pas s'amincir à cause des abondantes lancettes.
La queue est grande, bien développée, un peu fermée, formant un petit angle avec la ligne du dos, fournie de larges faucilles. Les oreillons sont blanc en forme d'amande. Les yeux ont un iris brun, toléré orangé chez les variétés blanches et coucou.
Le coq pèse de 1.75 à 2.25 kg et la poule de 1.5 à 2 kg. Les œufs de 50 g sont blancs.
Mais sa caractéristique principale, ce sont les tarses très courts, d'une hauteur de 7 à 8 cm, dont une partie est recouverte, ce qui lui donne une démarche " en canard ".Courtes pattes poule

Qualités :
Certains extrémistes de la protection animale, en Allemagne, affirment sans preuve que ses petites pattes la feraient souffrir psychologiquement et physiologiquement, parce qu'elle ne pourrait pas se déplacer à la même vitesse que les autres. Ils l'ont classé dans une liste " des races handicapées " et ont demandé à chaque Land allemand et à l'Union européenne d'interdire toutes ces races soi-disant handicapées. Certains Länder allemands les ont déjà suivis. Si l'Union européenne les interdisait à son tour, il en résulterait une catastrophe pour la diversité génétique, c'est à dire la biodiversité.
Si on suit le même raisonnement anthropomorphiste, pourquoi ne pas supprimer tous les humains qui ont des jambes plus petites que les autres ?
En réalité, ce qui est considéré par ces protecteurs extrémistes comme un défaut est, à bien des égards, une qualité. En effet, cette volaille est gentille et familière, elle s'apprivoise facilement et elle s'éloigne peu de son poulailler ce qui est avantageux pour les personnes habitant dans un pavillon de banlieue qui souhaitent avoir des œufs frais tous les jours. De plus, ses petites pattes l'empêchent de déterrer les racines des plantes et c'est pourquoi beaucoup de ses fans disent qu'on peut la laisser en liberté sans craindre pour son jardin.
Elle est reconnue en France dans les variétés noire, blanche, coucou, noir caillouté blanc, noir caillouté doré. Mais il est facile de la créer dans toutes les variétés.
C'est une volaille en voie de disparition qui recherche des éleveurs pour la sauver.

Pour plus de renseignements :
Pour adhérer ou plus simplement soutenir l'action du Club vous pouvez contacter :
Conservatoire des races avicoles normandes et du Maine, Le Maître Pierre, route de Campigny, 14490 Le Tronquay,
Ou M. ABSOUS 23170 LEPAUD, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


Estaires

estaires pouleHistorique :
Originaire des environs du village d'Estaires près de Hazebrouck dans le département du Nord. Elle fit au 19ème siècle la renommée des fermiers de la Région de Merville et Laventie.
Les volaillers lillois y avaient leurs fournisseurs et la revendaient sous l'appellation " poularde de Bresse " ou " chapon du Mans ". En effet, le nom " Estaires " était peu valorisant car il rappelait le nom d'un oxyde inflammable.
Disparue, elle a été reconstituée en croisant les races qui étaient probablement ses ancêtres : la langshan, une race chinoise lourde avec des plumes aux pattes, et la gauloise. Certains ont introduit avec un certain succès de la marans et surtout du combattant du Nord pour lui donner la couleur des yeux, la poitrine et le dos et, surtout, un regain de vitalité.

Descriptif et traits distinctifs :
C'est une volaille forte et vigoureuse, assez basse sur patte. Elle ne doit pas avoir un port haut ou enlevé, ce qui est un défaut courant, ni incliné en avant ou trop en arrière.
Le corps est trapu et seulement un peu incliné en arrière.
La tête est forte, assez grosse et plutôt courte, les yeux à iris orangé, les barbillons moyens et ronds. L'une des caractéristique est que ses joues, rouges, sont légèrement parsemées de petites plumes noires. De même, les bouquets sont assez épais et formés d'une touffe de petites plumes fines et noires. Les tarses sont forts et légèrement garnis de plumes raides.
La queue est de longueur moyenne, plutôt compacte garnie de faucilles et portée plutôt relevée sans toutefois être en éventail ou dite " d' écureuil ".estaires coqLes œufs de 65 à 70 g ont une coquille couleur saumon jaunâtre parsemé de points foncés.
Le coq pèse au minimum 3,5 kg et la poule 2,5kg. Individus souvent beaucoup plus gros.
Elle existe dans les variétés noire, noire à manteau doré et noire à manteau argenté.

Qualités :
Parfaitement adaptée au climat de sa Région, c'est une volaille rustique qui se contente de peu. Elle a une chair ferme, peu grasse et bien blanche. C'est une volaille plutôt lourde et il n'est pas rare que les coqs atteignent les 5 kg, ce qui est toujours intéressant pour les repas de fête et pour déguster un bon coq au vin en famille.
De plus, elle est une pondeuse précoce et une bonne couveuse.

Pour plus de renseignements :
Pour adhérer ou plus simplement soutenir l'action du Club vous pouvez contacter :
Adresse : Palgalli Estaires Club, Bernard Dedours, 7 rue du Bacquet, 62620 Maisnil les Ruitz.


Faverolles française (ou Claire)

faverolles francaise coqHistorique :
Originaire du village de Faverolles en Eure-et-Loir. C'est une volaille issue de croisements entre plusieurs races au rang desquelles on trouva certainement la houdan et la dorking et vraisemblablement la langshan, la cochinchinoise, la brahma et la coucou de Rennes.

Descriptif et traits distinctifs :
Le corps est puissant, large, profond mais trop long.
Elle a un dos horizontal et une tête de hibou, c'est à dire que sa barbe et ses favoris sont très développés.
Cela ne se remarque pas au premier coup d'œil, mais l'une des caractéristiques principales est qu'elle a cinq doigts, probable héritage de la Houdan et de la Dorking.
Ses tarses sont légèrement emplumés, vers l'extérieur, ses yeux à iris roux clair.
La queue est moyennement développée. Elle est plus petite chez la faverolles foncée.
Contrairement à la faverolles foncée, le camail du coq est crème avec des aiguillettes noires sans tâches brunes.
La crête est simple et droite, de taille moyenne.
Les œufs de 55 g ont une coquille légèrement colorée.
Le coq pèse au minimum 3.5 kg et la poule 2,8 kg. Individus souvent beaucoup plus gros.faverolles francaise poule

Qualités :
Elle fut élevée, dès le départ, pour l'excellence de sa chair, dont beaucoup pensent qu'elle est la meilleure au monde.
Si la France valorisait un peu plus les richesses de son terroir, au lieu de se laisser envahir par des poulets à bas prix de Thaïlande ou du Brésil, et aidait les agriculteurs qui souhaitent produire de la qualité et du haut de gamme, la race de Faverolles pourrait retrouver une place méritée sur la table des bons restaurants, dont beaucoup ne savent plus aujourd'hui où trouver des poulets de grande qualité.
C'est la raison pour laquelle la sélection doit porter avant tout sur l'excellence de la chair et les aviculteurs familiaux devraient pouvoir compter sur l'aide de " goûteurs professionnels ".
La Faverolles est aussi une bonne grosse mémère qui fera le bonheur des banlieusards souhaitant avoir un petit coin de nature dans leur jardin et des œufs frais.
Elle est très calme et familière. Un grillage de 80 cm de haut suffit à la retenir.
Elle existe aussi en couleur coucou.

Pour plus de renseignements :
Pour adhérer ou plus simplement soutenir l'action du Club vous pouvez contacter :
Houdan-Faverolles Club de France, Dono Michel, 8 rue en Seille, 57590 Ajoncourt.


Faverolles allemande (ou foncée)

faverolles allemande pouleHistorique :
Elle a la même origine que la Faverolles claire, mais il faut rendre à César ce qui est à César et préciser que ce sont les éleveurs allemands qui l'ont sélectionnée et définie dans son type actuel. Ils intensifièrent la couleur saumonée ainsi que la forme du corps plus rectangulaire et la dénommèrent " Deutsche Lachshühner ", ce qui veut dire poule saumon allemande.

Descriptif et traits distinctifs :
Rares sont les volailles à 5 doigts. La faverolles possède cette caractéristique.
Son aspect massif et puissant et surtout sa barbe et ses favoris abondants font qu'elle ne ressemble à aucune autre. On dit qu'elle a une " tête de hibou ".
Elle présente une forme rectangulaire et les sujets doivent apparaître volumineux.
Ses tarses sont légèrement emplumés, vers l'extérieur, ses yeux à iris rouge à rouge orangé.
Comme souvent chez les volailles de chair, la queue est peu développée, large à sa base avec des faucilles courtes.
Contrairement à la faverolles claire, le camail du coq est maculé de tâches brunes. La poule doit avoir un liseré clair caractéristique sur chaque plume, ce qui est parfois difficile à obtenir.
La crête est simple, plutôt petite et régulièrement dentée.
Les œufs de 55 g ont une coquille légèrement colorée.
Le coq pèse au minimum 3.5 kg et la poule 2,5kg. Individus souvent beaucoup plus gros.faverolles allemande coq

Qualités :
Le fait qu'elle soit l'une des volailles d'origine française les plus élevées à l'étranger et notamment dans les pays du Nord atteste de ses grandes qualités.
Tout comme la faverolles claire, de très nombreux éleveurs considèrent qu'elle a la chair la plus délicate au monde. Il faut dire qu'elle croît lentement et que plus une volaille croît lentement plus sa chair est bonne. On est loin des poulets industriels abattus à 30 jours ou moins.
Du fait de son plumage volumineux, elle supporte bien le froid sec, mais mal les fortes chaleurs et est donc à déconseiller pour les pays du Sud.
On la retrouve à l'étranger dans de nombreuses couleurs : noire, blanche, herminée, bleue, saumonée bleu, fauve, etc.
Attention, la création de nouvelles couleurs n'a d'intérêt que si les qualités gustatives de la chair sont conservées, ce qui n'est pas toujours le cas.
Elle existe aussi en naine et c'est une race assez répandue.

Pour plus de renseignements :
Pour adhérer ou plus simplement soutenir l'action du Club vous pouvez contacter :
Houdan-Faverolles Club de France, Dono Michel, 8 rue en Seille, 57590 Ajoncourt


Gâtinaise

gatinaise coqHistorique :
Originaire des départements de Seine-et-Marne et du Loiret, ancienne Région du Gâtinais entre Montargis et Sens.
Contrairement à beaucoup de volailles françaises dont la création remonte au XIX° siècle, la Gâtinaise est une véritable volaille de terroir qui existe dans son terroir depuis des temps immémoriaux. Elle n'existe qu'en une seule couleur : le blanc et n'a jamais eu besoin de croisements. Un Gâtinais Club fut créé en 1909 et son premier président fut M. de Sainville.

Descriptif et traits distinctifs :
C'est une volaille de ferme typique, sans lourdeur, malgré sa taille. Il y a un air de ressemblance avec la bourbonnaise avec laquelle elle est apparentée. Son corps est bien développé, long et large, et légèrement incliné. Idem pour le dos, sans bouffant sur les reins. Les épaules sont carrées et légèrement saillantes. Les ailes sont de longueur moyenne et bien collées au corps. La queue, moyenne, forme un angle aigu avec le dos. Les faucilles sont également moyennes. La crête est simple, assez épaisse et de longueur moyenne. Son lobe est dégagé. La crête de la poule est petite et droite ou légèrement inclinée.
Les oreillons, rouges, ne doivent pas contenir de traces de blanc. Les barbillons sont larges, de longueur moyenne, et bien arrondis.
Les yeux possèdent un iris rouge orangé. Attention au bec qui est de longueur moyenne et blanc rosé. C'est à surveiller. Tout comme la couleur des tarses et des ongles. Les tarses sont lisses et semblent plutôt longs, sans exagération.
Le plumage se doit d'être blanc pur, surtout pas pailleux. Des plumes d'autres couleurs trahiraient un croisement.
Les coqs pèsent de 3.5 à 4 kg et les poules de 2.5 à 3 kg.
Les œufs de couleur blanche pèsent 60 g. Elle existe aussi en naine.gatinaise poule

Qualités :
Beaucoup d'éleveurs s'en désintéressent parce qu'ils la trouvent très " commune ".
La couleur blanche intéresse peu de personnes. Et pourtant, les qualités de chair de la gâtinaise en font la mère de nombreuses souches de volailles industrielles.
Celles-ci croissent maintenant plus vite qu'elle et ont bien failli la faire disparaître.
Ingratitude, quand tu nous tiens....
La gâtinaise est une miraculée qui doit sa survie à la persévérance de quelques uns. Elle doit notamment beaucoup à Messieurs Popelin et Pinault. Ceux-ci ont compris il y a fort longtemps qu'une volaille très rustique, précoce, qui s'adapte à tous les climats, et très bonne pondeuse était un élément important de la biodiversité et du patrimoine génétique avicole français, qui pourrait un jour être à nouveau utile à nos enfants et petit-enfants.
Sans volaille rustique de race pure comme la gâtinaise, il y a longtemps que les volailles industrielles issues de croisements entre races et nourries aux médicaments, auraient dégénéré. Curieusement, les industriels inconscients ne se préoccupent pas du tout de sa survie... Rentabilité aveugle à court terme et c'est tout !
Souhaitons simplement à cette race de retrouver les cours accueillantes des fermes de Seine-et-Marne, greniers de la France, où on en rencontre malheureusement plus beaucoup.
Et pourtant, elle ne coûterait pas grand chose à nos céréaliers et leur apporterait tellement de satisfactions....

Adresse :
Gâtinais Club, Frédéric Barbier, 27 rue de l'Eglise, 77390 Crisenoy.


Gauloise dorée

gauloise doree pouleHistorique :
Le coq gaulois est l'emblème de la France. C'est dire si cette dernière devrait être fière de lui et accorder le plus grand soin à la conservation de ce monument national. Eh bien, il n'en est rien et le coq gaulois est une race en voie de disparition.
On pourrait souligner, sous forme de boutade, que sa principale qualité est de n'en avoir aucune particulière. Il n'est ni grand, ni gras, mais vif et actif avec un tempérament sauvage.
En fait, il représente la race la plus proche en forme, taille et coloris du coq sauvage de la jungle, le coq gallus bankhiva duquel proviennent toutes les races de volailles.
Il est tel que le rencontra César en si grand nombre dans notre pays qu'il l'appela la Gaule, c'est à dire le pays des poules et coqs.
Il a donné naissances par mutations à toutes sortes de races plus avantageuses qui sont venues le concurrencer. Mais, il a malgré tout traversé les âges tel qu'il a toujours été, fier dans son habit resplendissant.

Descriptif et traits distinctifs :
C'est une volaille de taille moyenne avec un corps arrondi et trapu. Le dos est incliné vers l'arrière, la poitrine est large. Les ailes, puissantes, sont portées normalement. La queue est bien relevée avec des faucilles arquées, le tout sans excès. La crête simple, droite et dentelée ne doit pas être trop grande ce qui traduirait un croisement avec la leghorn. La crête de la poule est petite et droite et non penchée contrairement à celle de la Bresse-gauloise. Les yeux ont un iris rouge orangé. Le bec est fort, légèrement recourbé, de couleur corne foncé. Les tarses sont bleu. Les oreillons sont assez grands, de préférence blanc nacré, parfois bordés de rouge.
Le coq pèse 2.5 kg et la poule 2 kg. Attention de ne pas descendre en dessous de ses valeurs.
Les œufs d'au minimum 55 g ont une couleur blanche car toutes les volailles de races européennes pondent des œufs blancs, aujourd'hui malheureusement quasiment introuvables dans les magasins français.gauloise doree coq

Qualités :
Elle restera à jamais dans notre histoire puisque sa silhouette trône sur quasiment tous les clochers de France. Sa principale qualité, c'est son superbe coloris doré qui n'a rien à envier à celui du non moins superbe faisan doré. Et c'est ce superbe habit doré qui l'a toujours fait préférer des fermières. On ne sans doute plus de nos jours, mais un coq " gallus " est en réalité une des espèces de faisans. Il fait partie de la famille des phasianidés.
Ce coloris " doré " est le coloris primaire à partir duquel tous les autres sont apparus.
Le coq Gaulois est en réalité victime d'un changement de civilisation. Il était parfaitement adapté à une civilisation rurale où les volailles débrouillardes vivaient en liberté. Seules survivaient celles qui étaient suffisamment fortes ou chanceuses pour échapper aux prédateurs et aux maladies. Nous vivons aujourd'hui dans une civilisation urbaine où la campagne se fait rare, tout autant que les personnes qui possèdent des volailles. Et même dans les villages, les volailles doivent être parquées, et l'élevage est de plus en plus difficile car les passionnés de volailles sont sous la menace permanente de plaintes des voisins contre le chant du coq.
On disait que le chant du coq accompagnait la naissance d'un jour nouveau.
Le jour où on entendra plus les coqs chanter dans la campagne, il y aura du souci à se faire pour l'avenir de l'humanité.
Le destin du coq Gaulois est en réalité le symbole de l'évolution des relations entre l'Homme et la Nature.
Tous ensemble nous avons le devoir de sauvegarder ce patrimoine naturel pour le léguer à nos enfants.
Tous ensemble nous avons le devoir de revenir à une vie plus naturelle et de faire un geste pour la biodiversité !

Pour plus de renseignements :
Gauloise Dorée club de France, Nicolas Vermeulen, 14190 St Germain le Vasson
Bresse-Gauloise club, Denis Thomassin, Les mirabelliers, rue St Germain, 54115 Battigny


Gournay

gournay coqHistorique :
Originaire de Gournay en Bray, en Normandie dans le département de Seine-Maritime, elle résulte très probablement du croisement de Brahma et de Houdan, dont elle a hérité en grande partie la finesse de la chair.

Descriptif et traits distinctifs :
C'est une belle élégante aux formes arrondies, qui possède un plumage noir délicatement caillouté de blanc, ce qui l'a fait apprécier de nombreux agriculteurs esthètes.
Sa tête est plutôt petite, sa crête simple et droite, fine et légèrement penchante chez la poule.
Attention, les coqs arborent souvent une queue d'écureuil, c'est à dire une queue trop relevée, ce qui représente une faute à éviter, car la race y perdrait en élégance.
Le cou semble long, certainement parce que les plumes du camail sont serrées, peu abondante et collées au cou.
Sa face est rouge et ses oreillons blancs et ovales, parfois tachés de rouge.
Le coq pèse au minimum 2,5 kg et la poule 2kg.

Qualités :
C'est une volaille rustique bien adaptée au sol et au climat humide du pays de Bray.gournay pouleElle couve peu, pond bien. Préférez les poules qui pondent des œufs de 60 g et plus. Leur coquille est blanche.
Sa relative petite taille a bien failli la faire disparaître, ne pouvant rivaliser avec des hybrides américains plus gros qui croissent plus rapidement.
Le passage d'une agriculture quantitative à une agriculture qualitative va la sauver, car de plus en plus de personnes redécouvrent la délicatesse de sa chair et ne jurent plus que par elle.
Surnommée " la Bresse normande ", elle convient pour l'engraissement et la production de chapons. C'est pourquoi, la filière de vente directe à la ferme et sur les marchés se développe à nouveau.

Pour plus de renseignements :
Pour adhérer ou plus simplement soutenir l'action du Club vous pouvez contacter :
Conservatoire des races normandes et du Maine, Le Maître Pierre, route de Campigny, 14490 Le Tronquay


Hergnies

Historique :
Originaire de Hergnies, près de Valenciennes au Sud- Est de Lille.
Sa naissance officielle date de 1896, année où son standard fut présenté par Jules Lamy, président de la Société des aviculteurs du Nord. Elle provient de la brackel belge. En 1896, les aviculteurs belges décidèrent de faire une brackel plus volumineuse, alors que les éleveurs français préférèrent garder le gabarit ancien de la brackel. Ils l'appelèrent poules de Hergnies et la considérèrent comme française, ce qui donna lieu à de vives polémiques.

Descriptif et traits distinctifs :
C'est une volaille de type " méditerranéen ", comme la leghorn, la bresse-gauloise ou l'espagnole. C'est à dire qu'elle est légère, élégante, élancée et très vive.
Elle n'existe qu'en une seule variété : argentée barré crayonné noir. Cette couleur blanche barré de noir est due à un gène autosomal, complètement différent des autres poules coucou ou barré, comme la leghorn barrée ou la coucou des Flandres.
Il faut essayer de lui garder le plus de différences avec la brackel. Cela est plus facile aujourd'hui dans la mesure où on peut dire que la brackel belge a disparu et que les brackel que l'on trouve actuellement sont de type allemand. La crête de la poule est légèrement penchée, les oreillons préférés blancs à rouges sablés de blanc, les yeux ont un iris noir entourés de paupières noires. Ne garder pour la couvaison que les œufs de 60 g minimum.
Le coq pèse au minimum 2,5 kg et la poule 2kg.

Qualités :
Il est étonnant de rencontrer dans un département du Nord une volaille de type " méditerranéen ". La Hergnies ressemble à la bresse-gauloise grise, ce qui a fait dire qu'elle provenait des bresse-gauloises grises importées au temps où Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, régnait également sur les Pays-Bas. Elle en aurait héritée en grande partie la qualité de sa chair.
Et pourtant, les tentatives de reconstitution avec la bresse-gauloise grise n'ont pas été concluantes ce qui remet en cause cette hypothèse. C'est une race à deux fins : bonne ponte et chair. C'est une volaille vive qui cherche seule sa nourriture. Elle ne sera parfaitement heureuse que dans une ferme entourée de champs sans barrière.
On peut dire que sa reconstitution est bien avancée.

Pour plus de renseignements :
Pour adhérer ou plus simplement soutenir l'action du Club vous pouvez contacter :
" Conservatoire des races du Nord et de Picardie, Dupas Bernard, 6 allée des Roses, 59400 Awoingt
http://perso.wanadoo.fr/la-basse-cour-du-nord


La Flèche

la fleche pouleHistorique
Originaire de la région de La Flèche, dans la Sarthe. C'est une très vieille race française. On connaît des descriptions datant du 15ème siècle. Elle fait partie du groupe ancestral des races normandes, comme la Crèvecoeur et la Le Merlerault dont elle descend probablement.
Elle était surnommée " la poule diable " à cause de son plumage noir et ses deux petites cornes, analogues à celles du diable.

Descriptif et traits distinctifs :
Sa principale caractéristique est sa crête formée de deux petites cornes, droites, réunies à leur base, s'écartant vers le haut et précédées d'un petit monticule charnu, rouge vermillon, implanté sur la base de la mandibule supérieure du bec. Elle est due au gène Dv.
Le standard précise que, de ce fait, la tête a une apparence cruelle avec des narines largement évasées et une huppe rudimentaire en forme d'épi composée de petites plumes fines et droites. Les yeux ont un iris rouge foncé à rouge brunâtre, le bec étant long et fort. Les barbillons sont très longs et les oreillons très développés et blanc pur.
Le corps est long, large, cylindrique, très relevé et le dos long, incliné vers l'arrière.
Comme c'est une volaille de grande taille, réputée pour sa chair, il convient de ne conserver que les sujets correspondant à la masse indiquée par le standard : le coq de 3.5 à 4 kg et la poule de 3 à 3.5 kg. Ses œufs de 65 à 75 g possèdent une jolie couleur blanche.
Elle existe en noire, blanche, coucou et bleu. Des souches de naines ont été créées par l'Allemand Vechta et le célèbre juge suisse Maurice Froidevaux.

Qualités :
On ne connaît guère d'éleveurs qui l'aient essayée qui ne l'aient pas adoptée définitivement.
C'est dire. Souvent au premier regard, son aspect rebute du fait de ses cornes inhabituelles.
Et pourtant sa chair est de grande renommée, comparable en qualité à celle de la Bresse-gauloise. Elle était autrefois engraissée et vendue à Paris sous le nom de poularde de La Flèche. Elle se prête aisément au chaponnage et il est vraiment curieux que trop peu d'agriculteurs de sa Région le réalisent encore. Ceux qui feraient l'effort de l'adopter en tireraient grand profit. Les Anglais et les Allemands apprécient énormément cette race.
Alors que cette race faillit disparaître en France dans les années 1960-70, elle était bien présente en Allemagne grâce au travail de Kurt Fischer qui, après Guerre, en reconstitua les effectifs à partir de Bréda, Brabançonne hollandaise et Augsburger. Cela est doublement rassurant, d'une part de savoir que la diffusion dans d'autres pays peut éviter la disparition en cas de problème (guerre, épidémie) et d'autre part de constater que, même pour une race disparue, il peut être possible de la reconstituer à partir de ses cousines.
Grâce à un club dynamique, cette race est aujourd'hui assez bien répandue, mais cherche d'avantage d'exploitants agricoles pour la valoriser.

Adresse :
" La Flèche Club, Charles DESMET, avenue Gaston Mertens, 20 - 1440 WAUTHIER-BRAINE. Belgique. Tél : 32 23 66 92 65. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


Le Merlerault

merlerault-coqHistorique :
Originaire de la Région du Merlerault en Normandie dans le département de l'Orne, également célèbre pour ses chevaux trotteurs, elle est décrite au 19 ème siècle par de nombreux auteurs comme étant une sous-variété de la race de Crèvecoeur.
Et de fait, elle lui ressemble comme une sœur, mais sans barbe et sans favoris.

Descriptif et traits distinctifs :
C'est une volaille qui doit être forte en taille, mais de forme trapue. Le coq pèse au minimum 3 kg, la poule au minimum 2,5 kg. Une attention toute particulière doit être portée à la tête de l'animal, si l'on veut maintenir un trait distinctif qui est caractéristique. La Le Merlerault n'est ni une hollandaise huppée, ni une padoue. La huppe est régulière et symétrique, mais pas trop longue, équilibrée, elle ne gêne pas la vue. Elle est dotée d'une crête à corne sans ramification. Ses oreillons sont blancs, la face est nue et rouge, le regard ardent.
Sa couleur d'origine est le noire, mais elle commence à apparaître dans d'autres couleurs comme le bleu.

Qualités :
Principalement élevée pour sa chair de qualité, elle fera le bonheur de sa famille d'adoption en produisant de bons petits poulets. Veillez à lui conservez ses qualités de volailles de chair en surveillant sa croissance et sa masse, et en conservant les sujets avec une poitrine bien fournie et profonde et un abdomen bien développé.
Elle couve peu mais pond bien. Ses œufs sont blancs et pèsent 55 g environ.

Pour plus de renseignements :
Pour adhérer ou plus simplement soutenir l'action du Club vous pouvez contacter :
Conservatoire des races normandes et du Maine, Le Maître Pierre, route de Campigny, 14490 Le Tronquay


Mantes

mantes pouleHistorique :
Originaire de Mantes la Jolie, ville des Yvelines à l'Ouest de Paris, autrefois département de Seine et Oise.
Tout comme la Gournay, elle résulte très probablement du croisement de Brahma et de Houdan. C'est Henri Voitelier, qui en 1876, parcourant les fermes de cette Région en a récupéré un lot disparate et l'a sélectionné. Disparue, elle fut recréée dans les années 1960 à Mantes la Jolie par Alex Wiltzer, alors président de la Société Centrale d'Aviculture de France.

Descriptif et traits distinctifs :
Ce qui " saute aux yeux ", c'est sa barbe et ses favoris. Elle a sous le bec une grosse gorge de plumes. De chaque côté, se trouvent de larges favoris. Le tout doit former trois pièces bien distinctes et non floues ou emmêlées.
Mais le plus difficile est peut-être de conserver un corps cylindrique, long et large, avec un dos légèrement incliné, tout en maintenant l'élégance qui sied au races dites légères.
Comme pour toutes les races barbues, les barbillons sont rudimentaires et cachés sous la barbe. Le plumage ne doit pas être bouffant.
Les ailes sont portées fermées et bien collées au corps.
Les œufs sont blancs crème et doivent peser au moins 60 g.
Le coq pèse au minimum 2,5 kg et la poule 2kg.mantes coq

Qualités :
Malgré tous les efforts des éleveurs qui la possèdent, cette race ne connaît pas une grande diffusion. Depuis 50 ans, les Français ne voient plus que des poules hybrides industrielles américaines dépourvues de barbes qui sont devenues leurs seules références. Aussi sont-ils surpris lorsqu'ils découvrent pour la première fois une poule, qui plus est parisienne, avec une barbe !
Cette barbe rebute beaucoup de personnes qui ne la trouve pas jolie. Chacun ses goûts !
Peut-être est-ce simplement parce qu'ils en ont perdu l'habitude qu'ils ne la trouvent pas jolie ?
Et pourtant, la chair blanche de cette volaille est considérée comme excellente. Sans doute pourrait-elle revivre si le Conseil Régional d'Ile de France créait une ferme conservatoire et de sélection susceptible de fournir des restaurants parisiens axés sur la qualité et la diversité des saveurs de terroirs qu'ils offrent à leurs clients.

Pour plus de renseignements :
Pour adhérer ou plus simplement soutenir l'action du Club vous pouvez contacter :
Adresse : Houdan-Faverolles Club de France, Dono Michel, 8 rue en Seille, 57590 Ajoncourt


Marans

marans coupleHistorique :
Originaire de Marans, ville de l'Atlantique, près de La Rochelle en Charente-Maritime et du marais poitevin environnant. Elle est le fruit des amours de poules du Marais et de coqs de combat anglais rescapés des combats, débarqués et vendus dans les ports notamment de La Rochelle.
On sait que les habitant du Marais ont sélectionné de tout temps les œufs les plus gros et les plus foncés. Mais c'est probablement à Louis Rouillé, éleveur de Fouras près de La Rochelle, que la Marans doit un type proche de son type actuel, puisqu'il croisa vers 1893 des poules de Pays avec des poules chinoises Langshan, appréciées pour leur chair blanche excellente, leur volume et leur œufs à coquille foncée. De la Langshan, la Marans hérita aussi des plumes sur les pattes, autre trait distinctif de la race.

Descriptif et traits distinctifs :
C'est une volaille assez forte et de hauteur moyenne. Elle dégage une impression de force et de vitalité. Les coqs sont ardents et souvent querelleurs, probable héritage de leurs ancêtres combattants.
Le corps est fort, large, et plutôt long qu'arrondi. Le dos est long, plat, légèrement incliné vers l'arrière. La poule a une ligne du dos un peu moins inclinée que celle du coq. Le plumage est assez collant. La queue forte à la base, assez courte, légèrement relevée sans dépasser les 45°.
La tête est moyenne, légèrement aplatie et allongée. La poitrine est forte et large, l'abdomen bien développé. Les yeux sont vifs à iris rouge orangé, le bec assez fort de couleur corne et légèrement busqué. Une attention particulière doit être portée aux tarses, traits caractéristiques de la race : moyens, légèrement emplumés, de couleur blanc rosé pour toutes les variétés sauf chez la poule noir uni et noir cuivré où ils sont gris plus ou moins foncé.
Le coq pèse entre 3,5 et 4 kg et la poule entre 2,6 et 3.2 kg.
Elle existe dans les variétés coucou-argenté, coucou-doré, noir, noir-cuivré, froment-doré, blanche, blanche herminé de noir, fauve à queue noire. Elle existe en naine.
Les variétés suivantes seront vraisemblablement bientôt homologuées : noir-argenté, bleu-cuivré, bleu-argenté, doré-saumoné, argenté-saumoné.
Les froment-argenté, coucou-fauve, froment-bleu-doré, blanche à queue noire, fauve herminé de noir et bleu uniforme ne tarderont sûrement pas.

Qualités :
La poule aux œufs d'or existe, vous l'avez sous les yeux !
En effet, la Marans est surnommée " la poule aux œufs d'or ". Pas seulement parce ses œufs sont très gros (souvent plus de 80 g chez la poule adulte) de couleur extra-rousse très foncée et mordorée. Ce qui en fait une poule d'exception puisqu' aucune autre ne pond des œufs aussi foncés, toujours sujets de curiosité et d'envie pour celui qui n'en a jamais vu.
Mais aussi parce rarement autant de qualités auront été réunies dans une seule volaille.
C'est une poule très rustique car habituée au climat humide du marais poitevin.
Le fait qu'elle existe en de très nombreuses couleurs souvent génétiquement compatibles plaît à ceux qui cherchent de la diversité dans leur poulailler et ne veulent pas élever qu'une seule couleur. La compatibilité entre les couleurs permet aussi par des croisements de couleurs judicieux d'éviter trop de consanguinité, ce qui renforce sa rusticité.
Sa chair fondante est renommée. Elle grandit vite et bien ; privilégiez les sujets lourds qui s'emplument rapidement. Elle est bonne mère. Certaines souches ont été sélectionnées pour pondre plus et ne pas couver. Certes, elle pond moins que des hybrides industrielles. Mais si l'on estime que ses œufs sont plus lourds de 20 g en moyenne, on est largement gagnant au poids d'œufs en élevant de la Marans. (exemple : une hybride pond 280 œufs x 60g = 16800 g d'œufs pondus par an, une Marans pond 220 x 80 g = 17600 g par an). Et c'est sans compter sur la valorisation de sa chair ô combien supérieure.
Pour toutes ces raisons, la Marans connaît depuis les années 1990 un très grand engouement dans et hors des frontières françaises.
Pour plus de renseignements,
Pour adhérer ou plus simplement soutenir l'action du Club vous pouvez contacter :

Adresses :
" Marans Club de France, Albert Roguet, 1340 route de la Chapelle Rambaud, 74930 PERS-JUSSY
" Syndicat National des sélectionneurs de la poule Marans de race pure, Emile Guérinel, La Chevallerie, 61220 Bellou en Houlme


Meusienne

meusienne pouleHistorique :
La Lorraine était une des rares Régions françaises à ne pas posséder sa race de volailles.
C'est ce qui a motivé Jean-Claude PERIQUET qui s'est attaché à la créer à Gincrey dans la Meuse. Un jour, parmi ses Faverolles foncées grande race apparu une mutation : un poussin sans barbe ni favoris et c'est de là que tout est parti. La race a été présentée au salon de l'agriculture de Paris en 1985, 1986 et 1987, année de son homologation. Il s'agit donc d'une des rares races françaises récentes.

Descriptif et traits distinctifs :
Elle fait partie de la petite famille des volailles à 5 doigts. Elle est une volaille de bonne taille, robuste, à l'allure dégagée et sans lourdeur.
Les différences essentielles avec la faverolles foncée sont : l'absence de barbe et de favoris, pas de mouche au camail chez le coq et le moins possible de frisure chez la poule. Contrairement à la faverolles, ses barbillons sont bien développés.
Le dos est long, large, plat presque horizontal et les lancettes doivent être abondantes.
Ses tarses sont légèrement emplumés, vers l'extérieur, ses yeux à iris jaune orangé.
Ses cuisses sont fortes ce qui est appréciable pour une volaille destinée à la consommation.
La queue présente chez le coq des faucilles de longueur moyenne.
La crête est simple, de taille moyenne, régulière avec 4 ou 5 dents.
Le coloris est celui de la faverolles foncée. Le camail du coq sans taches brunes (mouches). Mais la sous-couleur du camail peut-être tachée de brun sans être visible de l'extérieur.
Les œufs de 55 g ont une coquille légèrement colorée.
Le coq pèse de 3.4 à 4.8 kg et la poule de 2.4 à 3.4 kg. Elle existe aussi en nainemeusienne coq

Qualités :
Pas de problèmes de consanguinité, puisque pour l'éviter il suffit de recroiser avec la faverolles, une volaille bien répandue. Le caractère " sans barbe " est récessif par rapport au caractère " avec barbe " et en première génération, tous les animaux auront une barbe. Ce n'est qu'en deuxième génération qu'on en retrouvera sans barbe.
Comme le dit son auteur : " La Meusienne est à la faverolles ce que la Hollandaise est à la Padoue, la Merlerault à la Crèvecoeur..... ".
Il faut croire que cette race, dont la chair est excellente, répondait à une attente puisqu'elle a été adoptée par de nombreux agriculteurs et éleveurs lorrains et même bien au-delà.
Race récente, encore peu répandue, en expansion.

Pour plus de renseignements :
Pour adhérer ou plus simplement soutenir l'action du Club vous pouvez contacter :
Club de la volaille Meusienne, Jean-Claude Périquet, 3 hameau de Pierreville, 55400 Gincrey.


Pavilly

pavillyHistorique :
Elle est originaire de Pavilly, un bourg de la région d'Yvetot en Normandie.
Le marché aux volailles qui se tenait dans cette commune la fit connaître bien au delà, car il ravitaillait notamment la ville de Rouen en Seine Maritime.
Quand on la regarde, on ne peut s'empêcher de lui trouver un air de famille avec les races autrichiennes Sulmtaler et Altsteirer. Surtout d'ailleurs avec cette dernière qui possède également des oreillons blancs. Nul ne sait si elle a de la parenté avec ces races autrichiennes, mais elle en a en tout cas avec la Caumont et la Crèvecoeur. Jadis, de nombreuses fermières ont conservé les volailles qui avaient une petite huppe. Elles sortaient de l'ordinaire et beaucoup croyaient que les volailles avec une huppe pondaient mieux.
La pavilly faillit disparaître vers 1880 avec l'arrivée des races asiatiques, plus volumineuses. Mais elle fut sauvée par la création du Pavilly-club en 1908. La guerre de 1939-45 lui porta le coup de grâce. Quelques passionnés l'ont reconstituée et essaient de la sauver.

Descriptif et traits distinctifs :
Ces principales caractéristiques sont une petite huppe composée de plumes fines retombant en arrière et surtout non ébouriffées, et une crête simple, droite, peu profondément dentelée, avançant bien sur le bec.
Jean-Claude Périquet, grand spécialiste de la race dit fort justement : " il faut faire attention à ce que la huppe et la crête n'entrent pas en compétition, surtout chez les coqs. Il existe des sujets à grosse crête et huppe très petite et des sujets à grosse huppe et crête fortement déviée. Il faut donc trouver un bon équilibre entre la crête et la huppe ". C'est la principale difficulté de la race. Pour l'instant, pour ne pas décourager ceux qui participent à sa sauvegarde, une crête flottante n'est pas considérée comme fautive.
Pour le reste, elle ressemble énormément à la Caumont. Sa tête est fine et aplatie. Les plumes du camail sont fines. Les ailes sont moyennes et bien serrées au corps. Les oreillons blancs.pavilly coqOn ne la rencontre qu'en noire, mais il est facile de créer d'autres variétés.
Les œufs de 60 g environ possèdent une jolie couleur blanche.

Qualités :
Il faut chercher à conserver un nombre d'œufs supérieur à 200 par an. Pour cela, une sélection au nid-trappe est une aide précieuse.
A peine plus légère qu'une caumont, le coq doit peser entre 3 et 3.5 kg et la poule entre 2 et 2.5 kg. Ne conserver que les sujets les plus lourds.
En voie de disparition, elle recherche des éleveurs pour la sauver.
La naine a été créée par J-C Périquet et homologuée en 2001.

Pour plus de renseignements :
Conservatoire des races normandes et du Maine, Le Maître Pierre, route de Campigny, 14490 Le Tronquay

 

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