Quelques races de volailles


 

Sauf indication contraire, les textes ci-dessous sont de Jean Claude Martin, président d'honneur de la Fédération française des volailles et du Bantam club français

Nos belles et bonnes races sont menacées
Qu'est-ce qu'une race ? C'est un groupe d'êtres vivants qui diffère par un ou plusieurs gênes des autres animaux de la même espèce. Si l'on supprime cette race, on perd le gène ou l'assemblage de gènes qui la faisait exister. Si ce gène était rare et issu d'une mutation, il est perdu à jamais à moins que la mutation se produise à nouveau ce qui est très hypothétique. L'on peut certes dire que certains gènes ont des conséquences bizarres et que leur disparition est souhaitable... d'un point de vue humain. Mais qui sait s'ils n'ont pas leur raison d'exister et s'ils ne se révéleront pas un jour indispensables à la conservation de l'ensemble de l'espèce. Assimiler la notion de " race " à celle de " noblesse " relève donc de la pure fantaisie. Une race est une réalité génétique tout comme une bâtardise qui peut faire que tel bâtard est " racé " génétiquement surtout s'il peut transmettre sa " bâtardise " à sa descendance grâce à la rencontre avec un partenaire génétiquement proche... et créer une race ! C'est un cercle vicieux et pourtant bien réel. Nos vieilles races de terroir ne sont bien souvent que le résultat de croisements fortuits entre bâtards de la même région dont la descendance s'est stabilisée en réunissant les gênes disponibles chez les volailles du coin et sans aucune intervention humaine de sélection.

La France vient de ratifier la Convention du Conseil de l'Europe pour le protection des animaux de compagnie. C'est fort bien. Nous voyons mal comment la France aurait pu refuser de co-signer ce texte éminemment moral. L'Article 5 de cette convention dit "Toute personne qui sélectionne un animal de compagnie pour la reproduction doit être tenue de prendre en compte les caractéristiques anatomiques, physiologiques et comportementales qui sont de nature à compromettre la santé et le bien-être de la progéniture ou de la femelle." C'est aussi fort bien, lu une personne censée et morale. Mais il existe des esprits compliqués qui ont utilisé ce texte pour en tirer des conclusions, parfois déjà traduites en directives légales dans certains pays, pour faire interdire l'élevage de nombreuses races d'animaux. Prenons un exemple sur le plan "comportemental". Il sera interdit de faire reproduire des animaux dont le comportement serait anormalement agressif. Pour vous et moi, cela vise les races de chiens apparentés au Pittbull. Rien à dire. Mais dans la lettre des règlements cela vise également toutes les races de volailles portant le nom de "Combattant". Les exemples sont foison sur le plan " anatomique ". Il faut supprimer toutes les races à pelage anormalement long ou modifié : les chats persans, les chiens Bobtail, Yorkshire, Labritt, Caniche, etc... En aviculture les Phénix, Nègre-soie et Frisée, plus ceux possédant des plumes là où les autres n'en ont pas : Volailles pattues, huppées et barbues et les lapins " rex " ou " angora " .

Autre exemple anatomique : le prognatisme. Il faut interdire les Boxers, les Dogues et, à fortiori, les Bouledogues... et les pigeons à bec court.

Que deviennent alors beaucoup des belles et bonnes races que nous élevons ?
La HOUDAN. Cette vieille race française a été la poule la plus célèbre du monde au milieu du XIXème siècle. Elle a été largement exportée aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. La défaite de 1870 a permis à nos envahisseurs, et en particulier les Allemands, de l'apprécier et de l'emporter chez eux (ils n'étaient pas encore ultra-écologistes). A cette époque la finesse de sa chair la faisait apprécier par tous les gourmets et elle constituait l'essentiel des volailles vendues sur le marché parisien tant qu'elle n'a pas été supplantée par la Faverolles. Elle ne pourra poursuivre sa douce retraite de volaille de luxe: sa huppe et sa barbe en font une race "torturée" et elle doit disparaître. Il est curieux que les écologistes n'aient encore rien trouvé à reprocher à son cinquième doigt.

La CREVECOEUR est plus ancienne que la Houdan. Elle est célèbre pour la qualité de sa chair et son volume important. Si elle n'a pas eu le succès mondial de la Houdan, elle reste une des races les plus connues du XIXème siècle et depuis toujours elle est " torturée " en raison de sa huppe et de sa barbe. Elle doit disparaître, entraînant sans doute avec elle les autres races normandes plus ou moins huppées ou barbues.

coqsLa PADOUE et la HOLLANDAISE HUPPEE, encore plus anciennes, subiront évidemment le même sort.

La SABELPOOT avec ses pattes largement emplumées est un scandale vivant montrant bien ce que les éleveurs inconscients imposent à une poule. Pour les écologistes c'est un cas particulièrement grave puisque voici vingt siècles que les éleveurs la " torturent ", Columelle ayant déjà décrit une poule naine aux pattes emplumées, en l'an 60 après Jésus-Christ. Comment une race souffrant ainsi le martyre en permanence a-t-elle pu subsister si longtemps ? Je n'ai pas élevé de Sabelpoot mais pendant longtemps des Barbus d'Uccle et des Bantams de Pékin. Je n'avais jamais remarqué que ces races abondantes et dynamiques étaient particulièrement stressées. Dans la foulée de la Sabelpoot, nous devrons bien évidemment éliminer les autres races aux pattes emplumées comme la Bourbourg, l'Estaires, la Faverolles (plus la barbe !), la Marans et la Meusienne, pour ne parler que des races françaises.

negre soieLa PHENIX, avec l'énorme développement des plumes de sa queue est évidemment une race particulièrement torturée. Avec les yeux des écologistes l'on voit bien que ces animaux sont malheureux. J'élève encore des Phénix nains et leur détresse ne me saute pas aux yeux. Je suis évidemment un éleveur cruel et inconscient, race à faire également disparaître. Au Japon le Phénix Onagadori est un véritable monument national, d'ailleurs interdit à l'exportation, y compris les oeufs. Comme les Japonais n'ont pas à appliquer les directives européennes, il faudra probablement leur déclarer la guerre pour arrêter la souffrance des Phénix.

La NAGASAKI est un autre sujet de scandale en raison de ses pattes courtes. Qui plus est c'est un caractère létal qui entraîne la mortalité de 25% des embryons en cours d'incubation. Qui n'a pas songé à la souffrance des oeufs en cours d'incubation ? Et cela dure depuis longtemps : des estampes chinoises datant de vingt siècles et plus représentent des Nagasakis. Dommage que 1'UNESCO ait classé cette race dans le patrimoine de l'humanité. Tout le monde sait que les membres de 1'UNESCO sont des tortionnaires !!

La NEGRE-SOIE et les POULES FRISEES, la première déjà citée par Marco Polo et les secondes décrites depuis le XVIIIème siècle sont évidemment incapables de subsister naturellement, surtout dans les campagnes de Chine, de l'Inde et de l'Indochine d'où elles sont originaires. Il est bien évident que les paysans locaux dépensent des fortunes en abris et chauffages pour pouvoir continuer à les faire souffrir.
Ce ne sont que quelques exemples. Beaucoup de ces races n'ont pas ou plus de rentabilité si bien que les financiers ne se mobiliseront pas pour les défendre. Il n'y a que les éleveurs amateurs pour continuer à détenir (écologiquement = faire souffrir) de tels animaux. Le fait qu'ils conservent, à leurs frais, un patrimoine génétique qui sans eux disparaîtrait n'intéresse pas nos dirigeants : les amateurs n'ont pas un poids suffisant, ni politique, ni économique.

Pourtant, certaines aberrations peuvent servir :
Les races à COU-NU sont, bien évidemment, une des cibles des écologistes. Ce caractère visible disgracieux s'accompagne d'une large diminution de la surface des zones plumifères de la peau, réduisant poule2considérablement le volume de l'ensemble du plumage. C'est évidemment une "torture" imposée par l'homme. L'INRA a mis en évidence que ce caractère génétique visible s'accompagnait d'un rendement accru de ces volailles placées en ambiance chaude tant pour le développement en viande que pour l'abondance de la ponte, à égalité de nourriture consommée. Depuis des souches de Cou-nu sont régulièrement exportées vers l'Afrique où elles contribuent à atténuer une famine endémique. Heureusement que tous les Cou-nu n'ont pas été supprimés auparavant.

Parmi les COMBATTANTS, le Combattant indien (connu aux Etats-Unis sous le nom de " Cornish ") est, d'après son nom, une volaille au comportement agressif (ceux qui en élèvent savent que ce comportement est très relatif). Pour les écologistes de l'extrême, c'est une race à faire disparaître. Or, en raison de ses qualités de combattant, il possède une musculature (en particulier des pectoraux) particulièrement développée, un peu comme les hommes qui pratiquent le culturisme. Ce développement spectaculaire des filets fait qu'il est utilisé dans de multiples croisements pour améliorer le volume de chair des poulets, contribuant ainsi à la consommation de viande de beaucoup de pays, en particulier du tiers monde. Mais un tel argument n'a évidemment aucune portée sur des personnes qui sont tellement écologistes qu'elles en deviennent végétariennes. Attitude critiquable car je ne vois pas pourquoi la consommation de végétaux ne serait pas aussi anti-écologique que celle d'animaux.
Si nous nous mobilisons rapidement, tout espoir n'est pas perdu.

La France a ratifié la Convention, mais le gouvernement n'a pas encore rédigé les décrets d'application. Nous ne sommes donc pas encore dans l'illégalité même si nous élevons des Houdans et des Sabelpoot. Le danger est que ce sont des écologistes de l'extrême qui conseillent nos gouvernants pour la seule raison que ces écologistes sont très motivés et influents, même s'ils ne connaissent rien aux réalités de l'élevage. Les éleveurs doivent s'unir et défendre les races qu'ils élèvent en suivant les recommandations et les demandes de leurs Associations. La pétition réalisée contre l'application aux animaux de basse-cour des directives excessives sur le transport des animaux a été un succès et a fait reculer le législateur. Il faut continuer. Restez vigilants: faites ce que demandent vos Clubs et Sociétés. Mobilisez votre famille, vos parents, vos amis en cas de pétition ou de manifestation. Harcelez vos élus, soit personnellement à l'occasion de rencontres soit en soutenant ou relayant l'action de vos associations locales ou nationales. L'écologie est une belle chose mais l'ultra-écologie d'énarques éloignés de la réalité est une aberration qui ne doit pas faire perdre à la France et à l'humanité une biodiversité génétique que nos petits-enfants regretteront peut-être un jour. L'expansion de l'humanité suffit à faire disparaître de nombreuses races et espèces par la nécessaire extension des zones cultivées et la plus discutable exploitation intensive des forêts primaires. N'y ajoutons pas la disparition de gènes faciles à conserver grâce à la seule bonne volonté des amateurs qui y consacrent leur argent et leur temps, ce qui ne coûte absolument rien aux collectivités ni aux Etats.


Les poules sans queue
par Emile Florsch, juge Volailles (Geflügel-Börse 6/2002)

Elles sont rares.
Nous connaissons L'ARAUCANS (ou ARAUCANA), grande et naine, l'ARDENNAISE ainsi que deux variétés naines "RUAHLER et KAUL ".

La génétique "Sans queue" n'est pas un caractère qui a été obtenu par une quelconque manipulation, mais n'est autre qu'une mutation relativement fréquente. Le caractère "mutation" peut être diversement défini. Une très compréhensible définition du mot "mutation" n'est autre qu'un caprice de la nature.
Exprimé plus précisément, cela signifie que la mutation n'est autre qu'un changement de caractère.
Il nous faut aussi admettre qu'il y a des mutations plus ou moins fréquentes et d'autres qui ne sont qu'une rareté. Albinisme et "Sans Queue" sont des mutations assez fréquentes. La nature tient à ce que ce caractère soit toujours proposé et notre environnement défini si ce caractère donné est positif, négatif ou neutre.

Des volailles "Sans Queue" sont connues depuis des siècles. Elles sont souvent représentées sur des aquarelles d'anciens dessinateurs. On trouve aussi beaucoup d'indications sur les "Sans Queue" dans la littérature du 16 et 17ème siècle où elles étaient indiquées sous "WALLE-KIKI". Il existe encore dans le spectre des races au Japon beaucoup de représentant de volailles "SANS-QUEUE".

Le caractère "Sans Queue" peut, chez chaque race et n'importe quand, faire son apparition chez la descendance. Il n'est pas non plus difficile de transformer n'importe quelle race en "Sans Queue". Mais cela n'aurait aucun sens. Il en est de même que l'on peut, par croisement, greffer une queue aux "Sans Queue".

L'évolution des "Sans Queue", les siècles précédents, n'a jamais été freinée dans les fermes où elles cohabitaient avec les autres espèces. Les dispositions génétiques de l'ensemble des caractères héréditaires ont été reconduit de génération en génération.

poule4Les avantages de l'évolution
C'était tout autre chez les ARAUCANS. Elles vivaient à l'état semi-sauvage et venaient rôder la nuit autour des habitations des indiens ARAUCANS pour chercher une quelconque nourriture. Elles devaient s'accommoder avec les méchancetés de la nature et des prédateurs (Renard des Andes). Un indien ARAUCANS raconte que ce prédateur se faufile par derrière l'animal pour l'attraper par la queue mais cela ne lui réussit que rarement par suite d'absence de plumes à la queue de la volaille. Dans la littérature qui traite spécifiquement de la génétique, on indique que ce caprice de la nature a pour but de proposer envers et contre tout de nouvelles mutations à notre environnement qui est continuellement en évolution car ce qui est positif aujourd'hui peut être négatif demain.

La vitalité
On prétend que si on veut garder ou améliorer la vitalité des "Sans Queue" il faut y croiser de temps en temps un sujet pourvu d'une queue. Ceci est tout à fait anormal et a été prouvé chez les ARAUCANS et il n'y a aucune raison que ce soit autre chez les autres "Sans Queue". Au contraire. Il a été génétiquement constaté qu'en y croisant des sujets avec queue, il y a beaucoup de déchets. Cela a aussi pour conséquence d'en faire l'élevage moins attractif et à diminuer considérablement la vitalité de la race, ce qui est primordial si on veut pas assister à la disparition de l'espèce.
L'absence de queue peut apparaitre sous diverses formes. Responsable est l'absence de la deuxième vertèbre du dos qui porte le croupion et la queue. Chez les sujets typiques cette dernière vertèbre manque complètement. Ceux ayant des soupçons de naissance de queue et des plumes dirigées vers le sol sont inaptes pour la reproduction.

Glande du croupin (uropygienne)
Cette glande sert au graissage du plumage au moyen du bec. Elle ne joue qu'un rôle secondaire chez les volailles à queue. Elle est absente chez les "Sans queue". On a longtemps prétendu que l'absence de cette glande provoquerait une diminution de la résistance chez les volailles à cause d'une absorption réduite de vitamine D contenue dans la graisse de cette glande. Ceci est naturellement un non-sens complet car les animaux absorbent aussi de la vitamine D au travers des aliments et en produisent eux-mêmes en exposant certaines parties du corps aux rayons de soleil.
Les volailles, avec cette glande, ont pour habitude d'enduire les plumes avec cette graisse mais cela pas une grande influence climatique. Il existe beaucoup de variétés d'oiseaux qui n'ont pas cette glande, ce qui ne les empêche pas de voler, même par temps de pluie. D'autre part, le nettoyage de la plume avec le bec provoque une charge électrostatique de la plume qui empêche cette dernière de se mouiller.
Même si on prétend dans anciens écrits que l'absence de la glande provoque un manque de vitalité et de rendement, il est prouvé qu'avec les races élevées actuellement et figurant dans les standards cela n'a aucun sens de justification. Au contraire, des tests effectués sur plus de 5000 ARAUCANS n'ont démontré aucune différence concernant la vitalité, la fécondité et les éclosions par rapport aux races avec queue.

On a aussi émis l'hypothèse que le phénomène "Sans Queue" était accouplé à un facteur létal. Mais la pratique de l'élevage a prouvé que c'était donner libre cours à sa fantaisie.

Dans de vieux écrits, une intéressante indication est donnée par laquelle on peut influencer le phénomène "Sans Queue" en exerçant sur le développement de l'embryon quelques tests. C'est ainsi qu'en secouant l'oeuf avant de le mettre en incubation cerla peut provoquer une "Sans queue partielle".
Une autre méthode plus perverse est décrite : par piqûre, on injecte la première semaine de l'incubation de l'insuline dans le jaune d'oeuf et on expose les oeufs la première semaine d'incubation à des variations de température. Tout ceci n'a aucun sens. Si on secoue un oeuf avant de le mettre en incubation, immanquablement l'embryon sera dérangé dans son développement. C'est pour cela que l'on demande toujours que des oeufs qui ont voyagé doivent être déposés et se reposer au moins 24 heures dans un local tempéré avant d'être mis en couveuse.

Le phénomène "Sans queue" n'est pas dans l'élevage de race une singulière mutation. Il en existe plusieurs en aviculture : cou-nu, courtes-pattes, barbe, emplumage des tarses, plus de 4 doigts sont aussi des mutations que la nature nous propose et nous impose. L'environnement où l'éleveur décide si ces caractères sont positifs, neutres ou négatifs.

Dans l'élevage de races, il n'existe qu'une stratégie. Elever pur et correct. Bien souvent, il faut admettre que ces recommandations ne sont pas toujours correctement appliquées.
Toutefois, chez les "Sans queue" leur caractère spécifique étant fortement implanté, il est difficile, comme on peut le faire avec d'autres races, d'effectuer certaines mutations qui auraient pour but de détruire partiellement ou complètement le type original.


L'Ardennaise naine
coq ardennais nainL'Ardennaise naine (il existe une grande race, bien que très rare) est une petite volaille d'origine belge, de forme classique, active et robuste, volant bien, et réputée rustique. La crête est simple, l'oreillon rouge.

En raison de ses qualités, en particulier sa rusticité, l' Ardennaise naine est souvent considérée comme la poule des débutants. C'est peut-être vrai mais, pour les concours, elle est à sélectionner comme toute autre race.

Elle existe en plusieurs variétés, la "doré-saumoné" dont le coloris est calqué sur celui de la poule sauvage, avec poitrine toujours de couleur saumon chez la poule.coq ardennais nain 2 L'argenté-saumoné est identique sauf que le pigment brun est remplacé par du blanc ; la poitrine reste cependant saumonée chez la poule. Ces deux variétés ont l'oeil rouge et la face bien rouge.

Dans les variétés noire, noire à camail argenté et noire à camail doré, l'oeil est foncé et la face très pigmentée, souvent noirâtre chez la poule.

L'Ardennaise naine est une bonne pondeuse et couve plutôt peu.

Nous vous présentons un coq doré-saumoné (à gauche) et un coq noir à camail doré (à droite). Pour les néophytes, ces deux coqs sont presque semblables. Génétiquement il n'en est rien. Chez le noir à camail doré, l'aile est entièrement noire ; la poule correspondante est noire avec juste des marques dorées sur le cou. Chez le doré-saumoné le "miroir" de l'aile est brun, la poule correspondante est brun-doré.


Bantam de Pékin
BantamLa Bantam de Pékin est une race naine très connue et élevée par de nombreux amateurs. Ses formes arrondies, son caractère calme et ses qualités de couveuse la font apprécier. Comme son nom l'indique, elle est originaire de Chine : elle a été trouvée dans la Palais d'été des Empereurs de Chine, au XIX° siècle, lors de la prise de la ville de Pékin par les troupes franco-anglaises puis ramenée en Europe, sélectionnée et améliorée.

Son poids se situe autour de 800 grammes pour le coq mais le plumage très abondant, duveteux et gonflant la fait paraître plus forte. Elle a les pattes jaunes, entièrement masquées par un emplumage serré. Sa crête est simple. Dans certains pays elle est nommée "Cochin naine" mais, malgré certaines similitudes de forme, rien ne prouve sa parenté avec cette race.

Elle existe en de nombreux coloris unis ou dessinés. Nous vous présentons successivement une poule noire, une poule noire au plumage frisé, un coq noir à camail argenté, un groupe de fauves (variété originelle mais devenue rare), une poule perdrix non maillée (elle existe aussi en perdrix avec dessin maillé) et deux variétés très rares : coucou-fauve et mille-fleurs.


La Gasconne naine
coq gascon nainLa Gasconne naine est une jolie petite poule à robe noire et lustrée, réduction de notre grande Gasconne.
La crête est simple, l'oreillon rouge, les pattes très foncées. C'est une volaille vive et alerte, bonne pondeuse.

Sa création récente est due au patient travail de M. René CAPELLE qui fut juge avicole et vice-président du Bantam Club Français.



La Nègre soie
negre soie2D'origine chinoise la Nègre-soie est une race très particulière avec de multiples caractéristiques qui la différencient nettement de toute autre race. Tout d'abord son plumage soyeux : les barbes des plumes sont dépourvues de barbules si bien qu'elle parait toute sa vie rester en duvet. Pour cela elle ne doit pas être exposée aux intempéries. Sa peau est noire (d'où son nom) ainsi que sa chair et même le périoste des os. Elle a cinq doigts. Ses oreillons sont bleu-turquoise (ils blanchissent sur les coqs adultes). Elle possède une huppe de proportion raisonnable et peut avoir une barbe.

C'est une volaille calme et familière et surtout c'est incontestablement la reine des couveuses. Pour cette raison elle ne pond pas en abondance ou, plus exactement, dès qu'elle a pondu quelques oeufs, elle demande à couver quelle que soit la saison. Beaucoup d'éleveurs de faisans ou d'anatidés rares la recherchent pour faire incuber leurs oeufs.

En fait il existe quatre Nègre-soies, à ne pas croiser entre elles :
   * La Nègre-soie grande race (entre 1 et 1,2 kg)
   * La Nègre-soie grande race barbue.
   * La Nègre-soie naine (entre 500 et 600 grammes)
   * La Nègre-soie naine barbue.

La Nègre-soie naine est plus dynamique et active que la grande et couve, peut-être, un peu moins tout en restant une bonne couveuse.
La plus connue est de loin la blanche mais la Nègre-soie peut également être noire, bleue, sauvage (perdrix), gris-argent et fauve. Ces six variétés existent chez les quatre formes de Nègre-soie.

Pour la petite histoire disons que la plus ancienne description connue en Europe de la Nègre-soie se trouve dans les "Récits de voyages extraordinaires" écrits par Marco Polo à son retour de Chine.


La Limousine naine
Couple limousine naineLa Limousine naine, diminutif de la grande race, est de création toute récente puisque homologuée en 1997. C'est une volaille de forme classique, à crête simple, oreillons rouges et tarses de couleur claire.

Elle existe, comme la grande, en trois variétés : la noire, la bleue classique (couleur gris-ardoise avec manteau plus foncé chez le coq) et la bleue "coq de pêche ". Cette dernière variété est la véritable finalité de cette race : les coqs sont gris-ardoise et leur manteau se pare de teintes miel ou froment sur un fond bleu, permettant la fabrication d'excellentes mouches pour la pêche au lancer.

Ci-dessus un trio de Limousines bleues " coq de pêche ".


Le Phenix nain
coq phenixDiminutif du grand Phénix shokoku, le coq Phénix nain est un oiseau magnifique. Il est originaire du Japon. Volaille de forme classique mais assez allongée, il se caractérise par un développement exceptionnel des lancettes qui garnissent les reins et des grandes plumes de la queue. La poule Phénix a également une queue allongée dont les grandes rectrices et couvertures s'incurvent et se terminent en pointe.

Volaille dynamique, volant bien, la poule Phénix n'est pas une grande pondeuse mais une excellente couveuse et meneuse. Attention : trop souvent croisés avec de grands Phénix pour améliorer la longueur de la queue, beaucoup de Phénix nains sont trop forts. Le coq doit peser 800 grammes et la poule 650.

Le Phénix doit être élevé sur un sol propre et dégagé et disposer de perchoirs. Attention au risque de picage au moment de la croissance des plumes.


La Pictave
coq pictaveLa Pictave est notre naine française nationale. Elle a été créée comme race pure par le Comte Lecointre, essentiellement pour disposer d'une race très bonne couveuse pour incuber des oeufs de faisan. Elle a été présentée pour la première fois en exposition à Paris en 1928.

C'est une naine de taille moyenne : 800 grammes pour le coq et 600 pour la poule avec une tolérance pour un léger dépassement afin de lui permettre de couver beaucoup d'oeufs. Sa forme est relativement classique, le plumage long et abondant. Les coqs ont de belles faucilles dont les deux plus grandes se détachent nettement du reste de la queue. La crête est simple avec des dents assez nombreuses et profondément découpées. Le port des ailes est légèrement tombant. les pattes sont blanches avec de légères marques grises. C'est une poule dynamique et qui vole bien.

Il existe une seule variété: perdrix, sans dessin en ellipse chez la poule (variété parfois nommée "dorée" par erreur). Mais des essais ont été faits pour la créer en d'autres variétés : perdrix-argenté, bariolée, etc...

La Pictave a bien failli disparaître vers les années soixante, par négligence ou oubli. Heureusement quelques éleveurs conservaient d'anciennes souches qui ont permis de relancer la race. La Pictave est actuellement en pleine expansion.


La Tournaisis
tournaisisLa Tournaisis est une jolie poule naine d'origine belge, robuste et dynamique. De forme classique, elle existe en une seule variété : "bariolé ", coloris composé de noir, d'ocre et de blanc. C'est une bonne couveuse et meneuse.

 

 


Les races du "Coeur de France"
Voici le genre de personne passionnée par les races locales à faibles effectifs pour lequel la fédération ProNaturA France se bat chaque jour.
Découvrez ce site d'un passionné des races du "Coeur de la France".
http://www.elevagedesbondes.com


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