drapeau suisse avocatSuisse : un avocat pour les animaux ? Le Parti socialiste contre son électorat


En matière de Nature et d'Environnement, le Parti Socialiste a le très gros défaut de suivre souvent aveuglément les Verts.
Et cela se retourne contre lui.

Les Verts sont, en ce qui concerne leur branche fondamentaliste, parfois trop souvent la courroie de transmission des associations de protecteurs des animaux à buts véganiens, qui ont pour devise : »Les animaux ne sont pas là pour nous servir d'aliments, de vêtements, de sujets d'expérience ou de divertissement ».
(Pourtant, une majorité d'associations de « protection des animaux » à buts végétariens est fortement marquée à l'extrême droite. Comprenne qui pourra...).

La démonstration en a été faite une fois de plus.
Cette fois, en Suisse.

Le Parti socialiste dit être fidèle à la philosophie des Lumières, pour qui l'être humain, seul être susceptible de se donner une morale, est sujet de Droits.
Ces droits sont la contrepartie de devoirs.

Ce sont bien les Humains qui peuvent avoir une action sur l'avenir du Monde, pas les chimpanzés ou les autres animaux.

Au contraire, les Verts ne se raccrochent pas à cette philosophie. Pour eux, l'homme est une espèce parmi des millions d'autres.
Les Socialistes devraient être au courant de cela.
Pourtant, les Verts avaient réussi à les convaincre de soutenir une proposition de loi visant à instituer un « avocat des animaux ».
Celui-ci devait dire ce que pensaient les animaux pour représenter leurs droits en justice et comme les animaux ne parlent pas, cela aurait pu être tout et n'importe quoi.
Ainsi, un chien aurait pu attaquer son maître en justice parce que sa nourriture n'était pas à son goût, un lapin parce que son clapier n'était pas assez grand; un cheval parce qu'on l'obligeait à sauter des obstacles, etc.).

Cette initiative était soumise à référendum.
Bien entendu, de multiples sondages, pas du tout manipulés, affirmaient que plus de 70% des Suisses étaient favorables à la création de « l'avocat des animaux ».
Résultat final inverse : plus de 77% des Suisses ont rejeté la création de l'avocat des animaux au niveau fédéral.

Cela signifie que bien plus de la moitié de l'électorat du Parti socialiste a désapprouvé la position du Parti socialiste.
Cela est particulièrement grave et prouve plusieurs choses :
- le Parti socialiste méconnaît gravement qui est son électorat et ce qu'il pense
(cf également en France la privatisation et le sacrifice des services publics à cause de l'Europe ultralibérale)
- il ne respecte même pas sa philosophie de base qui est l'Humanisme né des Lumières
- dès qu'il s'agit de Nature et d'animaux, il perd les pédales et il suit aveuglément les Verts, au risque de perdre une bonne partie de son électorat, comme cela est arrivé à Lionel Jospin, qui, pour faire plaisir à une ancienne actrice d'extrême droite, avait froissé tous les particuliers, éleveurs de loisirs, dont les plus grosses concentrations se trouvent dans le Nord de la France (les Bêteleux) et dans les classes populaires, contribuant à sa chute.
- au final, on s'aperçoit que l'Alliance avec les Verts fait perdre plus de voix qu'elle n'en rapporte,
- et qu'au lieu de discuter avec les écologistes de salons parisiens, tellement dogmatiques et déconnectés des réalités, les dirigeants du PS, feraient mieux de faire le tour des sections, de rencontrer les militants, discuter avec eux et de les associer à l'élaboration d'une politique favorisant une écologie humaniste et participative, qui au lieu de toujours détester l'Homme, lui donnerait concrètement les moyens de s'améliorer.

Et en France que se passe t-il actuellement ?
Visiblement, le PS n'apprend rien des erreurs du passé et des erreurs du PS suisse ou autres.
En effet, on nous informe que quelqu'un au Ministère de l'Agriculture (mais pas le Ministre, qui alors ? ) a embauché une jeune stagiaire pour pondre un rapport préparant le changement de statut juridique des animaux dans le Code civil.
Précisément, toutes les associations de possesseurs d'animaux (chiens, chats, oiseaux, poissons, animaux de ferme, etc.) sont contre et demandent à leurs adhérents d'informer leurs députés et sénateurs pour arrêter cette énorme bourde qui va encore faire des dizaines de milliers de chômeurs en plus.
Pourquoi ? Parce que grâce à ce subterfuge, les associations de « protecteurs des animaux » à buts véganiens seraient habilitées à agir en justice pour représenter les « droits des animaux » et grâce à une guérilla judiciaire créatrice de jurisprudences, feraient tomber toutes les activités qui ne leur plaisent pas.
(Courses de chevaux, lévriers, pigeons, lapins en clapiers, zoos, foie gras, etc.) .
Exactement ce qu'ont refusé plus de 77% des Suisses....

Pourtant, lors de la Primaire socialiste, François Hollande a récolté, en proportion, beaucoup plus de voix dans les campagnes que dans le villes.
Une trahison et une nouvelle méconnaissance de ce que pense vraiment son électorat augureraient bien mal des résultats des prochaines élections.

Espérons que le bon sens l'emportera et que les associations de protecteurs des animaux à buts véganiens ne pourront pas s'enorgueillir d'avoir convaincu François Hollande d'être le premier Président à avoir classé le moustique, le rat et la puce parmi les « biens protégés » ou les « sujets de droits ».

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