FFA logoPétition pour la survie de l'aquariophilie


Les aquariophiles français, éleveurs amateurs, ne peuvent accepter les termes du projet de loi intitulé « Projet de loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt ». Il est certain que de nombreuses associations aquariophiles ne survivront pas à la réglementation ou à l'interdiction de cession d'animaux par les particuliers éleveurs notamment lors des bourses aquariophiles d'amateurs.
Une pétition vient donc d'être mise en ligne (ici).
Merci de la signer et de la diffuser très largement autour de vous.


Vous pouvez télécharger cette pétition et la faire parvenir à vos élus, Maires, Conseillers généraux et régionaux, Députés, Sénateurs.

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Monsieur le Président de la République
Monsieur le Premier Ministre
Monsieur le Ministre de l'agriculture, de l'alimentation et de la forêt
Monsieur le Ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie
Mesdames et Messieurs les Sénateurs
Mesdames et Messieurs le Députés

Les aquariophiles français, éleveurs amateurs, ne peuvent accepter les termes du projet de loi intitulé « Projet de loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt ».

L'article 24 est particulièrement inquiétant pour les éleveurs animaliers et donc pour l'aquariophilie notamment dans son 6 :
I. – Dans les conditions prévues à l'article 38 de la Constitution, le Gouvernement est autorisé à prendre, par voie d'ordonnance, les dispositions législatives nécessaires afin de :
(...)
3°Compléter la liste des personnes habilitées à rechercher et constater les infractions dans le domaine de la santé animale ou végétale, de la protection des animaux, de la sécurité sanitaire de l'alimentation et de la mise sur le marché, de la vente ou cession, de l'utilisation et du stockage des produits phytopharmaceutiques, en précisant le champ de leurs compétences et les pouvoirs dont elles disposent ;
(...)
6° Renforcer les règles applicables au commerce des animaux de compagnie, ..., en réglementant ou interdisant certaines modalités de vente et de cession à titre gratuit de vertébrés, et renforcer la protection des animaux en adaptant les dispositions de procédure pénale pour étendre le pouvoir des associations de défense et de protection des animaux de se constituer partie civile ;

Agissant par voie d'ordonnance, le gouvernement se dispense de la voie parlementaire. Les ordonnances servent bien souvent à faire passer des mesures impopulaires. Il n'y aura donc aucun débat à l'Assemblée nationale mais une simple ratification. Il suffira qu'un conseiller lâche une idée pour qu'elle soit adoptée sans discussion contradictoire. Et l'on sait qu'au ministère de l'agriculture, certains « hauts fonctionnaires » sont ouvertement contre les éleveurs amateurs et réclament une modification du statut juridique des animaux. Ils sont très certainement à l'origine de ce projet de loi. Le Conseil Économique, Social et Environnemental s'est pourtant déclaré contre toute modification.

Certains nous diront qu'il s'agit là de textes proposés par le ministère de l'agriculture donc destinés aux animaux domestiques. Peut-être ! Mais le 6° parle d'animaux de compagnie et de vertébrés et les poissons, que ce soient les 5 espèces classées domestiques ou toutes les autres espèces, sont considérés comme des animaux de compagnie et sont bien des vertébrés !
Les termes de ce projet de loi sont donc très flous et pourront être interprétés selon les volontés de chacun.
Si ce projet de loi passe en l'état, ce sera une première victoire pour les lobbys anti éleveurs amateurs. Et même s'il ne s'applique, au départ, qu'aux animaux domestiques, il sera inévitablement repris pour les espèces dites sauvages, donc pour nos poissons et autres représentants de la faune aquatique.

Depuis longtemps, des organisations extrémistes de protection animale agissent plus ou moins ouvertement. Elles considèrent que l'animal ne doit être l'objet ni de bien alimentaire, ni d'exploitation, ni de loisirs. Elles souhaitent donc la fermeture des zoos, des aquariums publics etc. et sont résolument contre les élevages amateurs. De même prônent-elles le végétarisme voire le véganisme et entendent imposer leur vision à tous, par tous les moyens.
Ces organisations veulent donner aux animaux le même statut juridique que l'homme.

Il est certain que de nombreuses associations aquariophiles ne survivront pas à la réglementation ou à l'interdiction de cession d'animaux par les particuliers éleveurs notamment lors des bourses aquariophiles d'amateurs. Et c'est bien le but du 6° de l'article 24 ci-dessus.
Et si, par miracle quelques bourses subsistent, n'importe quel représentant délégué par une association dite de protection animale pourra y faire irruption, lancer une procédure judiciaire pour non-respect du bien-être animal (encore le 6° de l'article 24), se porter partie civile et demander des dommages et intérêts (au nom de l'animal ?). Chacun sait qu'il est en effet difficile de maintenir, en bourse, les poissons dans les conditions sinon exactes tout au moins très proches de leur milieu naturel.
La seule solution pour les éleveurs sera ... de ne plus élever ! Ou de détruire purement ou simplement leurs reproductions. On imagine facilement les conséquences avec notamment la mise en place d'un marché parallèle.
Nous vous rappelons que l'élevage amateur permet :
• de limiter le déficit du commerce extérieur ;
• de limiter les prélèvements dans les milieux naturels ;
• de conserver en captivité des espèces disparues des milieux naturels.
La sphère aquariophile emploie par ailleurs plusieurs milliers de personnes.

Les aquariophiles sont absolument pour le respect de l'animal et considèrent que l'homme ne doit pas être source de souffrance à leur égard. Les aquariophiles sont également pour la moralisation du marché aquariophile (qu'il soit amateur ou professionnel). Ils feront tout pour encourager ces deux notions.
Mais s'il faut quelqu'un pour rechercher et constater d'éventuelles infractions (3° de l'article 24), ce ne peut être qu'un aquariophile. Tout simplement parce qu'il connaît mieux que quiconque l'aquariophilie.
Ce n'est ni le premier venu, bobo parisien, écologiste de salon et soit disant « protecteur des animaux », ni le membre délégué d'une association de protection animale, dont les seuls buts sont de voir la disparition de l'élevage amateur et de s'enrichir à coup de procès, qui pourront en décider autrement.

Passionnés qu'ils sont, les aquariophiles sont tous, sans exception, des défenseurs des animaux en général et des poissons en particulier. Ils n'ont de leçons à recevoir de personne sinon de ceux qui, comme eux, maîtrisent leur passion et savent ce que veut dire « bien être » pour leurs pensionnaires.
Les lois concernant la protection animale existent, elles peuvent être adaptées mais avant tout et surtout appliquées.
Il est ubuesque de vouloir comparer l'animal à l'homme. L'anthropomorphisme n'a jamais contribué et ne contribuera jamais au bien-être animal.

Les aquariophiles français demandent donc que les dispositions de l'article 24 du projet de loi pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt ne soient adoptées.

Ils demandent instamment que la Fédération Française d'Aquariophilie, seule organisation d'aquariophiles amateurs structurée, tant au niveau national qu'au niveau européen (par l'intermédiaire d'European Aquarium and Terrarium Association), soit représentée dans toutes les commissions ministérielles, lors de toutes les discussions, négociations, etc qui traiteront des animaux, et plus particulièrement des poissons et invertébrés aquatiques, qu'ils soient domestiques ou non.

Fédération Française d'Aquariophilie
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http://www.fedeaqua.org

 

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