pronatura proposeProjets d'interdictions en tous genres : ProNaturA en opposition


La fédération ProNaturA France n'est pas d'accord avec les projets d'interdictions en tout genre ou d'interdictions d'élever déguisées actuellement étudiées et présentées par le bureau de la protection animale .
ProNaturA France a donc présenté des propositions positives et constructives à Monsieur le Ministre de l'Agriculture. Nous attendons sa réponse.

Créer et valoriser la filière "Elevage Familial Français"Une proposition de la fédération ProNaturA France

Petites annonces d'animaux

Produire des vaccins volailles en petits dosages : un enjeu pour la lutte contre les antibiorésistances, la protection des animaux et la sauvegarde de la biodiversité

Proposition de protection des races à faibles effectifs en cas d'abbatage préventif



 Créer et valoriser la filière "Elevage Familial Français"Une proposition de la fédération ProNaturA France

Actuellement, les citoyens français demandent à être correctement et précisément renseignés sur le pays producteur des biens qu'ils achètent.
Ils souhaitent également pouvoir connaître le pays producteur des animaux qu'ils achètent.
Chacun a en tête des importations massives de chiots ou de chatons réalisées à partir d'élevages de pays étrangers où les animaux connaissent des conditions de vie souvent assez déplorables.

Nous sommes à un moment crucial pour la protection animale:
– soit le Pouvoir Politique et Administratif étouffe les élevages familiaux français par une série d'interdictions en tous genres (interdiction des petites annonces d'animaux, interdiction d'exposer librement, cf dangers article 24 projet de loi Avenir etc.) ou de contraintes réglementaires exagérées, entrainant par là même des importations massives d'animaux, ce qui aggraverait le déficit du commerce extérieur.
– Soit il choisit de créer, encourager et valoriser une filière qualité "Elevage familial français" qui repose sur plusieurs centaines de milliers de Français, qui rappelons le, sont aussi des électeurs.

De nombreuses études le montrent : massivement les citoyens ne souhaitent pas que les chiots et les chatons soient produits dans des "usines à chiots", c'est à dire des élevages de très grandes dimensions où peu de temps est consacré à chaque animal.
Les élevages familiaux français ont l'avantage d'être à taille humaine et possédant peu d'animaux, beaucoup de temps est consacré à chacun.

En outre, les élevages professionnels de grande dimension ne s'intéressent pas ou peu aux races rares ou aux races locales anciennes à faibles effectifs, car la demande pour ces races est faible et ils ne peuvent pas en vivre.
Seuls les élevages familiaux français sauvegardent les races à faibles effectifs, ce qui correspond aux objectifs de la Convention de Rio sur la sauvegarde de la biodiversité, dont la France est signataire.

La création d'une filière "Elevage familial français", dotée d'une charte qualité très précise, permettrait de concilier bonne santé de l'économie française et protection des animaux.

Les citoyens sont demandeurs et devraient être informés par un label ou un logo "Elevage Familial Français".
Dans une animalerie, par exemple, le logo permettrait à tout acheteur de distinguer très rapidement l'origine de l'animal qu'il va acheter, ce qui correspond à la demande actuelle de la société.


 


 Petites annonces d'animaux

Pouvoir élever des animaux et les proposer à la vente, par le biais de petites annonces ou autres est une liberté publique fondamentale qu'assure tout pays démocratique.
Entre les deux extrêmes que représentent une interdiction de toute petite annonce et une liberté totale du contenu de la petite annonce, il existe un juste milieu qui est représenté par la réglementation actuelle. Il n'y a pas lieu d'alourdir la réglementation actuelle.

La fédération ProNaturA France s'oppose à l'interdiction des petites annonces d'animaux car cela signifierait, entre autres, la mort des races et espèces rares et à faibles effectifs.

La France étant un grand pays, il est absolument nécessaire de pouvoir s'échanger des animaux pour éviter une trop forte consanguinité, surtout dans les races rares et à faibles effectifs.
Il faut également pouvoir faire savoir à d'autres que l'on peut proposer certaines races et inciter un maximum de personnes à les élever, les sauvegarder. Pour cela, les petites annonces et les transports doivent pouvoir continuer à exister et non pas être interdits, comme le réclament certaines associations à buts véganiens.

Dire qu'il faut interdire les petites annonces parce qu'elles sont incontrôlables vu leur nombre est aussi stupide et attentatoire aux libertés publiques que de dire qu'il faut interdire la circulation des automobiles vu le nombre d'infractions routières non sanctionnées.

De plus, il faut relativiser : le nombre d'infractions "petites annonces" est minime par rapport au nombre déposé.

Par ailleurs, à l'heure de la mondialisation, une interdiction des petites annonces sur les sites internet français n'aurait aucun effet, les petites annonces pouvant être consultées sur des sites étrangers.

Proposition d'actions : les associations de protection doivent avoir la possibilité de signaler aux Procureurs de la République les infractions à la réglementation actuelle sur les petites annonces.
Il est souhaitable que les journaux de petites annonces s'engagent à signer une charte de bonnes pratiques respectant la réglementation.



Produire des vaccins volailles en petits dosages : un enjeu pour la lutte contre les antibiorésistances, la protection des animaux et la sauvegarde de la biodiversité

Les membres de la fédération ProNaturA France demandent à M. Le Président de la République, M. Le Ministre de l'Agriculture et Mesdames et Messieurs les Parlementaires de contraindre par la loi ou la réglementation les firmes pharmaceutiques de produires des vaccins pour volailles en petits dosages.

Voici nos arguments.
Pour tous les animaux, il existe des vaccins en une, dix, cinquante ou cent doses.
Cela a permis de faire reculer ou disparaître la plupart des maladies en France et au delà.
Malheureusement, les vaccins pour les volailles (poules, dindons, canards, etc.) n'existent qu'en 1000 ou 10.000 doses, ce qui fait que leur coût d'acquisition est inacessible à la majorité des citoyens.

A l'échelon français, il existe environ 800.000 basse-cours familiales et 80.000 éleveurs amateurs sélectionneurs, qui sauvegardent des races locales anciennes rares ou en voie de disparition. Ils sont organisés en associations locales, départementales, régionales, nationales et clubs de races français ou européens.
A l'échelon européen, ce sont plusieurs millions d'éleveurs familiaux qui font partie de l'Entente européenne d'aviculture. Ces éleveurs font naître en moyenne de 50 à 400 poussins par an. L'aviculture est leur violon d'Ingres. Ils sauvegardent des dizaines de races anciennes qui auraient disparu sans leur intervention et participent à des expositions-concours de beauté où l'état sanitaire des animaux est contrôlé. Ils sauvegardent donc une grande partie de la diversité génétique, c'est à dire la biodiversité.

Cependant, un problème important menace constamment la sauvegarde des volailles de races anciennes : la quasi-totalité des vaccins ne sont pas disponibles en petits dosages.
Or, un éleveur amateur sélectionneur n'a souvent que quelques dizaines d'animaux à vacciner.
Ce qui fait qu'aujourd'hui, alors même que les éleveurs familiaux souhaiteraient pouvoir vacciner pour protéger leurs animaux, ils ne peuvent le faire pour la plupart des maladies. Et les éleveurs familiaux sont sous la menace constante de voir des années de sélection et de sauvegarde anéanties par la survenance d'une maladie.
Les vétérinaires non plus ne disposent pas de vaccins pour 10 ou 20 volailles alors qu'ils en ont pour 10 ou 20 lapins.
Pour respecter le bien-être des animaux, il n'est pas possible de vacciner 1000 animaux en une heure. Le conditionnement unique en 1000 doses des vaccins volailles s'assimile à de la vente forcée et engendre un gaspillage qui doit être combattu.

Le fait de ne pas pouvoir vacciner, notamment contre les maladies bactériennes, entraîne l'utilisation d'antibiotiques pour soigner les animaux et engendre donc des antibiorésistances.

C'est pourquoi, dans le cadre de la protection et de la santé des animaux et dans le cadre de la nécessaire lutte contre les antibiorésistances, nous vous demandons, M. le Ministre de l'Agriculture et Mesdames et Messieurs les Parlementaires de contraindre par la loi ou la réglementation les firmes pharmaceutiques de produire des vaccins pour volailles en petits dosages : une, 10, 20, 50 et 100 doses.


 


 Proposition de protection des races à faibles effectifs en cas d'abbatage préventif

Il existe un certain nombre de cas de maladies animales, où les services vétérinaires procèdent (souvent à contre coeur) à des abattages préventifs dans un rayon de X km autour d'un foyer identifié.

Or, il arrive que dans les x km, il existe des élevages de races locales très rares. Détruire de tels élevages revient à détruire la biodiversité.

Proposition de la fédération ProNaturA France :

Si des races à faible effectif sont menacées par de telles mesures d'abattage, il conviendra de mettre en place une cellule de crise avec les personnes compétentes en matières de gestion de ces populations et avec les équipes scientifiques spécialisées dans la gestion de l'agent pathogène, pour envisager les alternatives et leurs modalités d'application éventuelles.


 

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