Porc basque 2Prêts à tout pour culpabiliser les omnivores


Cet article a été rédigé par ProNaturA France en 2007. Depuis, les Hommes politiques de tous bords ont continué à suivre stupidement ce que les minorités à buts véganiens leur ont demandé et ce, contre les convictions et les pratiques de l'immense majorité des Français.

Pour ceux qui en douteraient, voir les menus végétariens dans les cantines et la création du « Centre de référencement bien­être animal» qui s'apparente dangereusement à une Autorité scientifique indépendante, qui décidera de l'avenir ou du non avenir de milliers d'éleveurs.

« L'élevage serait une cause majeure de réchauffement de la planète ».

Il existe des végétariens tolérants et cette attitude mérite d'être respectée.
A l'inverse, il existe des personnes et des associations qui prônent un végétarisme idéologique et qui espèrent, en modifiant la législation et la réglementation sur la protection des animaux, rendre extrêmement chère la viande et ainsi imposer leur propre végétarisme à tous.
Cette attitude sectaire et intolérante doit être dénoncée.

Ils sont prêts à tout pour culpabiliser les omnivores.

Porc Pie noir basque Cette race ne doit sa survie qu’à ses qualités charcutières et à une poignée d’éleveurs passionnés. Elle avait été déclarée « en voie de disparition » en 1981 alors qu’il ne restait que 50 truies et 5 verrats !
Porc Pie noir basque Cette race ne doit sa survie qu’à ses qualités charcutières et à une poignée d’éleveurs passionnés. Elle avait été déclarée « en voie de disparition » en 1981 alors qu’il ne restait que 50 truies et 5 verrats !
Sentant que les problèmes de dégradation de l'environnement préoccupent les citoyens, et surfant sur la grande vague du politiquement correct, ils essaient de lier préoccupations « éthiques » (éthique qui selon eux ne peut que conduire au végérarisme) et préoccupations vis à vis du devenir de la planète.
Et souvent, ils dérapent !
Ainsi, ils ont réussi à trouver des scientifiques anglais qui ont publié une « étude » reprise par différents journaux dans laquelle ils affirment sans rire que « Mesurée en équivalent CO2, la contribution de l'élevage au réchauffement climatique est plus élevée que celle du secteur des transports. L'activité est responsable de 65 % des émissions d'hémioxyde l'azote, un gaz au potentiel de réchauffement global 296 fois plus élevé que celui du CO2 essentiellement imputable au fumier. De plus, le bétail produit 37 % des émissions de méthane liées aux activités humaines. Ce gaz, produit par le système digestif des ruminants, agit vingt-trois fois plus que le CO2 ».

Bref, ceux qui mangent de la viande sont responsables de la fin du Monde, rien de moins.

Nous voici donc dans une convergence de signes « objectifs » qui désignent un nouveau coupable (un bouc émissaire ?) contre lequel peuvent s'organiser des vindictes collectives que les forces économiques dirigeantes (les vraies) vont s'empresser de canaliser afin de faire oublier les questions de fond (le comment vivons nous, le pourquoi la nécessité de produire plus, etc...).
Au lieu de prôner un juste milieu et de souligner que oui, les habitants de certains pays consomment trop de viandes rouges et qu'il serait certainement bon d'opérer un rééquilibrage avec le poisson et les viandes blanches, les extrémistes nous assènent leur seule et sempiternelle solution : l'interdiction. Pour régler le problème de réchauffement de la planète, interdisons de manger de la viande.

Le plus grave est sans doute que certains journaux dits sérieux, dont certains influencent les milieux politiques reprennent cette information.
Pourquoi ? D'abord parce que le mouvement « végétariens idéologiques » y a des soutiens, notamment dans les journalistes branchés « bobos » qui prônent à longueur d'articles la décroissance.
Ensuite parce que ce genre d'information flirte avec le sensationnel qu'affectionnent tant les journalistes, souvent jusqu'au déraisonnable.

Enfin, parce que ce type d'information est habillée d'un semblant de "sérieux scientifique". Du moment où est apposé le tampon "scientifique", alors forcément cette information est vraie. En effet, cette information a été publiée dans un journal médical anglais et une revue bcbg, par, nous dit­on, des médecins anglais, « fins connaisseurs des problèmes de l'utilisation des animaux en élevage ».
Or, dans cette affaire, personne ne fait preuve d'esprit critique et nous nageons dans un monde où comme aurait dit Jean Yann « Tout le monde, il est beau, tout le monde il est gentil ».

Vache nantaise : sans éleveurs passionnés , cette race, dont la viande est très appréciée, aurait aujourd’hui disparue
Vache nantaise : sans éleveurs passionnés , cette race, dont la viande est très appréciée, aurait aujourd’hui disparue
Et pourtant, cette affaire est simplement caractéristique des « manipulations » dont les extrémistes de la protection animale, à buts véganiens, sont capables.
Ils s'appuient sur une faiblesse : l'absolue confiance du grand public en la science. Du moment où ce sont des scientifiques qui l'ont dit, c'est vrai. Peu importe qui sont ces scientifiques et ce qu'ils pensent.

Alors, les véganiens trouvent des scientifiques qui ont la même idéologie qu'eux. Ils leur commandent des études dont les résultats vont bien évidemment dans le sens recherché par eux. Et ensuite, ils dépensent des sommes considérables pour diffuser l'information au plus grand nombre afin de convaincre ou culpabiliser.
Dans le même genre, des « scientifiques » anglais viennent de publier une étude où ils « prouvent » que les végétariens sont plus intelligents et réussissent mieux que les autres.

Et si enfin une sommité mettait un grand coup de pied dans la fourmilière et, comme les sociologues Patrick Champagne et Pierre Bourdieu l'avaient fait en leur temps à propos des sondages, avait le courage de dire que, dans la quasi totalité des cas, on peut choisir un protocole ou une méthode d'analyse scientifique qui permet d'aboutir exactement au résultat que l'on attend...
Alors on voit précisément le danger : si les extrémistes de la protection animale à buts véganiens veulent que soit instituée une « Haute Autorité de la Condition Animale », qui sera une Autorité administrative indépendante qui se prononcera, notamment, sur le fait de savoir si telle ou telle méthode d'élevage est compatible avec les besoins physiologiques et psychologiques de l'animal et son bien­être, ce n'est pas un hasard.
Ils ont déjà proposé toute une liste de scientifiques « maison » pour noyauter cette « Autorité"« .
Sur le papier, tous ces "scientifiques" sont des Universitaires ou des chercheurs. Ils font d'ailleurs déjà de temps à autres des colloques à Paris, pour convaincre les foules et crédibiliser le discours de certaines associations. La suite n'est pas bien difficile à saisir tellement la ficelle est grosse : une fois nommés , ils feront des « études » scientifiques allant dans le sens recherché par les « protecteurs » des animaux à buts végétariens. Et petit à petit, ils interdiront toutes les pratiques qui ne leur plaisent pas ( élevage en épinette : chapons, foie gras, lapins en clapier, chasse, etc.). Et si certains tentent de s'y opposer, on vous retorquera : « comment Mon-sieur, osez vous vous opposer à la preuve scientifique ? ».
Cela se voit déjà dans certains pays européens qui ont fait l'erreur de nommer ce genre d'Autorité.

Les Hommes politiques, qui sont pourtant les représentants du Peuple, seront pieds et poings liés, puisque cette Autorité de la condition animale sera indépendante, ils n'auront plus rien à dire et ne pourront s'y opposer.
D'ailleurs, du fait du politiquement correct qui entoure la « protection animale » , qui oserait encore s'y opposer ?

Et il sera trop tard pour agir. Une minorité pourra imposer sa volonté à la majorité, au mépris de toutes les règles de la démocratie.
En France, on adore se lier tout seul les pieds et les poings et couler notre économie...
Alors, Mesdames et Monsieur les Politiques, s'il vous plaît, rendez un service à la démocratie : exercez pleinement vos responsabilités et ne vous défaussez pas sur de pseudos Autorités indépendantes, qui peuvent vite devenir incontrôlables et déraisonnables.

Tout le monde y gagnera ! l

proposition_pub2.jpg