JusticeDes antispécistes devant la justice


Le délit d’association de malfaiteurs a été retenu à l’encontre de neuf activistes antispécistes ayant pénétré par effraction, de décembre 2019 à avril 2021, dans des exploitations agricoles pour y effectuer des dégradations. De 2 à 12 mois de prison avec sursis ont été requis.

Le procès s’est déroulé le 28 janvier 2022 devant le tribunal correctionnel du Mans (72).
Les prévenus, membres du groupuscule animaliste/antispéciste/abolitioniste « Animal1st » n’ont pas eu le courage de reconnaître leurs actes en association, déclarant avoir agi individuellement après une soirée entre amis. La seule activiste qui était passée aux aveux s’est rétractée précisant qu’elle n’avait pas compris  !

Le Procureur de la République a considéré qu’il y avait bien « Groupement et entente en vue de commettre ces actions » et a demandé la peine la plus lourde, 12 mois de prison assortis d’un sursis probatoire de 12 mois, pour le « chef de bande » (Vincent A.) déjà condamné à deux reprises. Des amendes ont également été requises.

Le Procureur de la République a déclaré : « Vous vous concertez, vous agissez en entraide pour réaliser des actes, avec lâcheté, sans les revendiquer. Puis s’ensuit une médiation haineuse qui devient la vitrine de votre collectif. Reconnaître les faits aurait été comme effectuer un pas vers la justice. J’aurais pu envisager des travaux d’intérêt général. Mais vous persistez dans l’incohérence et la dissimulation. Certes, vous avez le droit au silence mais vous vous moquez de la justice. Vos actes ne sont pas seulement une opinion. Vous visez la déstabilisation des victimes. C’est une stratégie de déstabilisation et d’agression sur le plan intellectuel. On voit, sur les photos des gens cagoulés, qui agissent calmement, la nuit. Vous vous garantissez l’impunité dans une campagne non équipée se caméras ».

Les éleveurs présents ont fait part de leur traumatisme et de celui de leurs enfants en découvrant les tags sur les murs : « Assassins » « Violeurs de vaches » ; « Élevage esclavage » ; « Meurtrier » ; « Auschwitz n’a jamais fermé ». « Maintenant, quand le chien aboie la nuit, on se réveille tous, on a du mal à dormir » a déclaré l’une des victimes.

A plusieurs reprises, les activistes insisteront sur le fait qu’ils sont contre les élevages, arguant être des « résistants de la justice » ou ne pas vouloir s’exprimer devant « la justice spéciste ».
A la Présidente qui s’étonnait qu’un militant n’assume pas ce qu’il fait, il a été rétorqué : « … la légalité de l’action ne m’intéresse pas. Je m’intéresse à la moralité et je m’oppose à la violence faite aux animaux ».
L’un d’eux s’est enorgueilli d’avoir participé à la restitution de la liberté de sept « individus » agneaux. Une autre déclarera avoir sauvé des vies !

N’hésitant pas à faire la propagande de leur groupuscule, le « chef de bande » déclarera notamment : « Les éleveurs sont nos adversaires politiques. Nous sommes contre l’élevage » tout en reprochant à la justice de faire du « zèle ».

Le jugement a été mis en délibéré le 31 mars.

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