CordonBleuCyanocephaleTeteLes Cordonbleus


Ce sont des oiseaux africains faciles à nourrir hors période de reproduction : graines pour exotiques (panis, millet, alpiste), fruits, graines de santé, millet en grappe, graminées sauvages mi-mûres ou mûres (chicorée, renouée, digitaire, sétaire, pied-de-coq, etc.), quelques insectes. On peut aussi leur donner de temps à autre du nectar. On peut ajouter des minéraux et des vitamines.

Présentation du genre
Il regroupe 5 espèces :
• Cordonbleu cyanocéphale, Uraeginthus cyanocephalus (aucune sous-espèce)
• Cordonbleu à joues rouges, Uraeginthus bengalus (5 sous-espèces)
• Cordonbleu de l'Angola, Uraeginthus angolensis (4 sous-espèces)
• Cordonbleu grenadin, Uraeginthus granatina (3 sous-espèces)
• Cordonbleu violacé, Uraeginthus ianthinogaster (aucune sous-espèce)

Ce genre appartient à la famille des Estrildidés et à l’ordre des Passériformes.

La reproduction peut présenter des difficultés : ces oiseaux ont besoins de calme et de beaucoup de nourriture vivante (buffalos, mini vers de farine, pinkies, drosophiles, œufs de fourmis, etc.). De plus, l’entente peut être très variable au sein de certains couples, les oisillons sont souvent mal réchauffés au nid et le mâle peut se montrer agressif envers les femelles (Cordonbleu grenadin et Cordonbleu violacé principalement).

On peut détenir ces oiseaux en grande cage, en volière intérieure ou en volière extérieure (une fois les gelées nocturnes printanières passées). Les bains sont très appréciés. Ce sont des oiseaux sensibles aux froids et à l’humidité qui aiment rechercher leur nourriture au sol.
En volière communautaire, préférer les volières plantées avec des colocataires calmes ! Ne pas mélanger les différentes espèces du genre Uraeginthus pour éviter les conflits et les hybridations malvenues. En effet, pourquoi hybrider des oiseaux dont la reproduction reste aléatoire et dont la présence à long terme dans nos élevages n’est pas assurée ? On trouve malgré tout parfois des hybrides comme par exemple « Cordonbleu cyanocéphale x Cordonbleu grenadin » (https://bit.ly/2VvJUEU).

Le sexage est aisé chez les cinq espèces, il existe à chaque fois un dimorphisme net (plus discret chez le Cordon bleu de l'Angola) ; mais les deux sexes chantent.

Question nid, soit le couple formé adopte un nid en osier qu’il garnira de matériaux divers, soit il construit lui-même son nid à bas de fibres de coco, sisal, mousses, plumes, etc. Une ponte compte en moyenne 4/6 œufs blancs incubés environ deux semaines. Mais attention au mal de ponte assez fréquent … On peut baguer les jeunes à leur sortie du nid si l’on n’ose pas déranger les parents en visitant leur nid.

Cordonbleu cyanocéphale, Uraeginthus cyanocephalus
CordonBleuCynocephaleMaleC’est un oiseau originaire des régions arides d'Afrique de l'Est. Les deux sexes présentent un plumage bleu lumineux, un chant mélodieux et un caractère calme et sociable avec les autres espèces.
Sa reproduction en captivité est assez fréquente mais exige des distributions d’insectes plusieurs fois par jour. En cas d’absence, on peut par exemple utiliser un système de distribution automatique de nourriture pour poissons d’aquarium qui permettra au couple d’avoir accès à des insectes régulièrement dans la journée.
De plus, les parents ne restent pas longtemps sur les oisillons (probablement à cause de leur biotope d’origine) : ainsi, selon la météo, quand cela est possible, un cordon chauffant peut être nécessaire pour réchauffer les oisillons.
Le sexage chez cette espèce est très aisé dès que les jeunes oiseaux arrivent à 5/6 mois.
Mutations connues : bec jaune, pastel, phaéo, albinos, isabelle.

Cordonbleu à joues rouges, Uraeginthus bengalus
CordonBleuJouesRougesMaleIl est originaire d'Afrique équatoriale et de l'Est.
Cette espèce aussi se reproduit assez fréquemment et exige aussi des insectes plusieurs fois par jour.
Chaque ponte compte 3/7 œufs couvés par les deux parents durant, en moyenne, quinze jours. Les oisillons quittent le nid vers trois semaines et sont sevrés vers sept semaines.
Mutations connues : joues jaunes, blanc (https://bit.ly/2VqKuUg), phaéo, panaché (https://bit.ly/3CbMwsm et https://bit.ly/37xER9P), crème-ino.

Cordonbleu de l'Angola, Uraeginthus angolensis
CordonBleuAngolaFemelleCette espèce est moins connue et moins répandues en élevage.
Seul le mâle a la poitrine et les flancs bleus chez l’espèce nominale, ce qui n’est pas forcément le cas chez certaines de ses sous-espèces (Uraeginthus angolensis niassensis par exemple).
Mutations connues : opale.

Cordonbleu grenadin, Uraeginthus granatina
CordonBleuGrenadinMaleC’est une espèce assez commune en Afrique australe où il habite les bois ouverts en zones semi-arides.
Le Cordonbleu grenadin bâtit un nid d'herbes et de fibres de cocos, tapissé de mousses, de plumes, de poils, etc. Il peut être parasité par la veuve royale (Vidua regia).
C’est une espèce réputée agressive vis-à-vis de ses congénères de la même espèce.
Vers trois mois, on peut déjà distinguer les jeunes mâles par des bribes de chants et une couleur un peu différente.

Cordonbleu violacé, Uraeginthus ianthinogaster
CordonBleuViolaceMaleC’est un oiseau assez difficile à maintenir dont la reproduction en captivité est très délicate. Chez cette espèce, la formation d’un couple peut être dangereuse à cause de l’agressivité des mâles.
Pour limiter les risque, on peut détenir mâles et femelles séparément en volières ou en cages, le bec des femelles noircit quand elle est prête à se reproduire. Quelques jours plus tard, on peut placer un mâle dans la cage voisine de la femelle puis introduire un mâle dans l’enceinte de la femelle lorsque mâle et femelle paradent.


 Lionel DUROCHAT

 

 

Article paru dans le n° 347 de la revue "Oiseaux du monde" éditée par l'Union Ornithologique de France et dans "La Lettre de ProNaturA" d'avril 2021uof

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