Le sénateur du Morbihan Yves Bleunven (Union Centriste) a interpellé le gouvernement sur d’éventuelles « opérations d’ingérence étrangère » visant l’élevage, pointant notamment les financements américains reçus par certaines associations animalistes. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard juge la question « légitime », tout en appelant à documenter les faits avec prudence.
Lors d’une séance publique au Sénat, Yves Bleunven a dénoncé ce qu’il considère comme une stratégie de déstabilisation de l’élevage français menée via des associations opposées à l’élevage, financées selon lui par des intérêts étrangers, notamment américains. Le sénateur a également critiqué les mécanismes de défiscalisation français qui permettent indirectement de soutenir ces structures, y voyant une contradiction avec l’objectif affiché de souveraineté alimentaire.
En réponse, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a affirmé partager les préoccupations du sénateur concernant la stigmatisation des agriculteurs et des éleveurs. Si elle a rappelé le cadre de l’État de droit et la liberté associative, elle a estimé légitime de s’interroger sur l’usage de financements bénéficiant d’avantages fiscaux lorsqu’ils pourraient aller à l’encontre d’intérêts stratégiques nationaux. Concernant une éventuelle ingérence étrangère, la ministre a indiqué ne pas disposer à ce stade d’éléments précis, tout en jugeant nécessaire d’examiner la question « soigneusement ».




